mardi 22 juin 2021
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VIOLENCE BASEE SUR LE GENRE : Plus de 7000 cas ont été enregistrés sous l’occupation

C’est à la faveur du 80e numéro du club de la presse de la Radio Kledu que l’ONU Femmes et les défenseurs du genre ont révélé à la presse la situation de la violence basée sur le genre, le samedi 16 juillet 2016 à l’hôtel Mandé de Bamako. Les différents panelistes étaient le représentant résident de l’ONU femmes au Mali Maxim Rhunato ; Mme Diarisso Mariam Traoré de l’APDF, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké de l’ONG Wildaf, Zan Fomba de l’ONU Femmes, Anaye Sangaré du PNLE, Traoré Djénéba Diakité du  Ministère de la Justice Garde des Sceaux.

Le Mali a connu une crise politico-sécuritaire en 2012 qui a vue l’occupation des deux tiers de sa superficie. Durant cette occupation des violences basées sur le genre ont été enregistrées. Notamment des flagellations, des viols collectifs, des mariages forcés, le mariage précoce, l’excision  pour ne citer que ceux-ci,  d’où le thème retenu pour ce 80ème  numéro du club de la presse de la radio Kledu.  L’objectif assigné à ce club de presse était de partager avec les Hommes de Médias la situation de cette pratique mais aussi et surtout de les faires par des difficultés rencontrées sur le terrain.

Selon  Maxim Rhunato, la violence basée sur le genre est une distraction pour éviter la participation des femmes au processus de développement socio-économique du pays.  Par ce que dira l’orateur les femmes qui sont victimes de ces cas sont souvent abattues physiquement moralement psychologiquement. Les chiffres obtenus par les différentes études interpellent tout le monde.

La représentante de Wildaf dira que les jeunes garçons, les jeunes filles et femmes sont les plus concernés par ce fléau mais le plus grand nombre est constaté au niveau des jeunes filles et les femmes. Les occupants des régions du Nord voulaient détruire la dignité et l’honneur du pays d’où la tenue de pratique. Le fléau existe même en temps de paix sous d’autre forme. Au quotidien les ONG défenseurs  du genre sont interpellées.

Beaucoup de textes sont régis et d’autres sont en cours pour sanctionner les auteurs et d’éviter la répétition de ce fléau. Les instruments juridiques sont entre autres la déclaration universelle des droits de l’Homme, la charte Africaine le protocole de Maputo, dira Mme Traoré Djénéba  Diakité. L’absence des juridictions au Nord ralenti les enquêtes et le jugement des auteurs.

L’ONU femmes et les ONG défenseurs du genre sont toujours à pied d’œuvre pour accueillir les victimes les assister psychologiquement,  sanitaire mais aussi et surtout de les aider financièrement à la constitution des dossiers juridiques et de leur donner des avocats dans la plupart des cas.  Les panelistes ont invité les décideurs politiques, la presse ainsi que les hommes à ne pas utiliser les femmes comme arme de guerre et à les respecter même en temps de paix.

Bissidi Simpara LA SIRENE

Djibril Coulibaly

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