samedi 23 novembre 2019
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epa05571702 A file picture made available on 05 October 2016 shows United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) Antonio Manuel de Oliveira Guterres informs the media about the Launch of UNHCR's global Statelessness campaign during a press conference at the European headquarters of the United Nations in Geneva, Switzerland, 903 November 2014. According to reports, Guterres is set to be confirmed as new UN Secretary General by a formal vote of the UN Security Council on 06 Ovctober 2016. EPA/SALVATORE DI NOLFI

LIBERTE ET DEMOCRATIE: António Guterres s’inquiète des troubles dans de nombreux pays  

 

L’ONU a exprimé vendredi dernier (25 octobre 2019) son inquiétude concernant les situations de troubles dans de nombreux pays, notant que, même si chaque situation est unique, les manifestations ont pour point commun la colère des populations au sujet des inégalités et leur méfiance à l’égard des dirigeants politiques.

 

«L’inquiétude dans la vie des gens mène à tout sauf au calme dans les rues et les places des villes. Chaque situation est unique. Certaines manifestations sont déclenchées par des problèmes économiques, notamment la hausse des prix, des inégalités persistantes ou des systèmes financiers qui profitent aux élites. D’autres découlent de revendications politiques. Et dans certains cas, les gens réagissent à la corruption et à différentes formes de discrimination», a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse à New York.

«Pourtant, il existe des points communs entre les continents – et cela devrait nous obliger tous à réfléchir et à réagir», a-t-il ajouté. Selon lui,  il est clair qu’il existe «un déficit croissant de confiance entre les citoyens et les institutions politiques et que le contrat social est de plus en plus menacé». Et au chef de l’ONU de noter que «le monde est également aux prises avec les effets de la mondialisation et des nouvelles technologies qui ont accru les inégalités au sein des sociétés».

«Même lorsque les gens ne protestent pas, ils ont mal à s’en sortir et veulent être entendus. Les gens veulent des conditions égales pour tous, y compris des systèmes sociaux, économiques et financiers qui fonctionnent pour tous. Ils veulent que leurs droits humains soient respectés et qu’ils aient leur mot à dire dans les décisions qui affectent leur vie», a-t-il souligné.

Le Secrétaire général a exhorté les dirigeants du monde entier «à écouter les problèmes des gens… Notre monde a besoin d’action et d’ambition pour construire une mondialisation juste, renforcer la cohésion sociale et faire face à la crise climatique».

Sur le continent africain, le Haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme (HCDH) s’est notamment préoccupé de la situation en Guinée où des manifestations ont repris depuis le 14 octobre dernier. A Conakry, des informations ont fait état d’au moins neuf morts et des dizaines de blessés lors des manifestations de la semaine dernière. Le Bureau de l’ONU déplore d’ailleurs le non-respect par les forces de sécurité des normes internationales relatives à l’usage de la force de la police lors des manifestations.

En Amérique du Sud, des dizaines de milliers de personnes continuent de manifester contre les inégalités sociales au Chili. Le Haut-commissariat indique avoir reçu des allégations de violations des normes et règles internationales relatives au recours à la force par les forces de sécurité de l’État. « Nous avons également reçu des rapports faisant état de crimes commis par des tiers », a ajouté la porte-parole du HCDH.

Face à la multiplication des allégations sur le sujet, la Haut-commissaire Bachelet a donc décidé de déployer une équipe de trois spécialistes des droits de l’homme dans le pays du 28 octobre au 22 novembre. L’équipe de la mission sera basée à Santiago, mais visitera des villes à travers le pays.

Au Moyen-Orient, des milliers de manifestants pacifiques de tous horizons et de toutes confessions continuent au Liban d’exprimer leur colère contre ce qu’ils perçoivent comme «des décennies de corruption et de mauvaise gestion du gouvernement».

En Iraq, depuis le début des manifestations le 1er octobre, les violences ont fait au moins 157 morts et 5.494 blessés. Un rapport de la Mission de l’ONU en Iraq publié mardi 22 octobre a fait état de violations crédibles du droit à la vie, notamment d’assassinats délibérés de manifestants non armés et d’usage excessif à la force par des unités déployées pour gérer ces manifestations.

La Rédaction

(Avec : news.un.org)

Djibril Coulibaly

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