dimanche 15 décembre 2019
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JUSTICE: Ce qui attend Adama Sangaré

 

Mis sous mandat de dépôt le mardi 22 dernier le maire du district, Adama Sangaré, attend impatiemment son jugement. En cas de condamnation, les conséquences pourraient être désastreuses sur sa carrière politique.

 

Cité dans plusieurs scandales, le moins qu’on puisse dire c’est que le maire du District risque gros, car il est accusé de charges graves, entre autres : faux, usage de faux, atteinte aux biens publics, délit de favoritisme, abus de confiance…Si ces accusations venaient à se confirmer au jugement, Adama Sangaré risque plusieurs années de privation de liberté et une lourde amende.

Mais, la peine qui risque d’être la plus lourde pour lui est qu’il sera frappé d’inéligibilité aux élections prochaines. Du coup il ne va pas pouvoir se porter candidat à sa propre succession à la tête de la mairie du district encore moins prétendre à un autre poste électif. En effet, l’article 30de la Loi électorale malienne est clair en la matière : « ne doivent pas être inscrites sur la liste électorale pendant la durée de la prescription légale de la peine : les personnes condamnés pour crime ; celles condamnés pour vol, escroquerie, abus de confiance, soustraction de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, attentat aux mœurs, à une peine d’emprisonnement ou sans sursis, supérieur à un (1) mois ; celles condamnées à plus de trois (3) mois d’emprisonnement avec ou sans sursis pour un délit autre que ceux énumérés ci-dessus…».

Si Adama Sangaré venait à être condamné, son nom va être effacé des listes électorales lors d’une révision exceptionnelle des listes. Mais nous ne sommes pas encore là. C’est en comptant avec toutes ces éventualités que ses conseils s’attèlent à le sortir du trou. Car en dehors de l’étiquette sociale qu’une condamnation pourrait engendrer, c’est sa carrière politique qui est en jeu.

Baron de l’Adema, Adama Sangaré était un soutien du président de la république Ibrahim Boubacar Kéita lors de la présidentielle de 2018. Mais, apparemment la lutte contre corruption et la délinquance financière lancée par le juge chargé du Pôle économique et financier de Bamako, Mahamadou Kassogué ne fait pas dans la dentelle.

Hachi Cissé LE MATIN 

 

 

 

Djibril Coulibaly

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