dimanche 18 avril 2021
Accueil | Justice | Détention illégale du compatriote Yaya Cissé en Mauritanie : l’organisation associative italienne  » Nord Sud ‘’ s’investit pour sa libération

Détention illégale du compatriote Yaya Cissé en Mauritanie : l’organisation associative italienne  » Nord Sud ‘’ s’investit pour sa libération

Détenu dans la prison de Bir Moghrein, à cause d’une erreur judiciaire, Yaya Cissé est toujours entre les quatre murs en terre mauritanienne, depuis plus de 8 ans. Alors que les présidents des maliens de l’Extérieur et celui du CSDM ne pipent mot sur le sort de notre compatriote Yaya Cissé, incarcéré suite à une affaire d’assassinat d’un guide du nom de M. Ethmane Ould Elmane. Selon des sources proches du dossier, le ressortissant malien depuis sa détention n’a reçu aucune visite de ces présidents qui prétendent agir pour l’intérêt  des Maliens de l’étranger. En tout cas sa famille et certains Maliens ont du mal à comprendre ce silence de trop des Présidents du HCME et du CSDM.

 

Détenu dans des conditions extrêmement difficiles et en violation des règles du droit international, Yaya Cissé ne cherche ni plus ni moins que la justice. En effet, depuis huit (8) ans aujourd’hui, l’homme clame son innocence, et il est toujours coincé entre les 4 murs d’une prison Mauritanienne. Pourtant, les preuves ne manquent pas pour innocenter notre compatriote qui continue à souffrir le martyre. Sa famille et ses amis ont tout fait pour informer qui de droit, mais sans suite.

Finalement, la famille Cissé a adressé une lettre ouverte au Président de la transition, son Excellence M. Bah N’Dao, le 07 juillet dernier.

Ainsi, elle a sollicité la demande d’implication du Président de la transition malienne pour la réouverture du procès du frère, M. Yaya Cissé, un citoyen malien né le 12 février 1977 à Mopti et qui est injustement incarcéré en Mauritanie depuis plus de 8 ans.

Selon sa famille, notre compatriote Yaya Cissé est accusé d’avoir pris part physiquement à l’assassinat d’un citoyen mauritanien, travaillant comme guide touristique à Nouadhibou. Son corps fut retrouvé en plusieurs morceaux dans le désert. Des parties de son corps mutilé furent retrouvées dans un quartier périphérique de la ville, ainsi qu’au port artisanal, le 26 juillet 2010, une période à laquelle Yaya était à Bamako (donc au moment des faits).

Aussi, elle affirme disposer de toutes les preuves pour prouver cela : il s’agit notamment des références de son billet d’avion, du cachet de la police des frontières Mauritanienne et Malienne, de son relevé téléphonique fourni par l’opérateur téléphonique (Orange Mali), des personnalités politiques qu’il a rencontrées ici à Bamako, dont : Pr. Dionkounda Traoré, Président de la République par intérim, feu Dr. Timoré Tioulenta, ancien ministre de l’Éducation National, le député de Mopti, l’honorable Sidi Diarra…, pour ne citer que ceux-ci. Il y a également sa famille, des collègues et des amis dont certains ont parlé sous serment devant un notaire.

En plus de toutes ses preuves, sa famille a rappelé que M. Yaya Cissé n’a été cité dans cette affaire de meurtre que 2 années après les faits. En effet, il a été condamné sur simple dénonciation d’une dame qui n’est pas crédible et qui était rappelons le, en détention au moment des faits. Aussi, c’est plus de 20 jours de tortures qu’il a subies en garde à vue, pour être finalement obligé à signer un aveu écrit en arabe et dont il ignorait tout du contenu.

Cependant, au lieu de faire  la Une des journaux sur place ou l’invité des télés pour animer des débats sur la question du compatriote Yaya Cissé détenu arbitrairement, les Présidents Habib Sylla et Mohamed Chérif Haïdara devraient s’investir en corps et âme afin qu’il bénéficie d’un procès équitable.

À travers nos investigations, nous avons pu joindre un membre d’une organisation associative dénommée  » Nord-Sud ‘’ basée à  Rome en Italie, impliqué dans la libération  de Yaya Cissé. Elle a précisé que : « à la suite du crime, une quinzaine de Maliens avaient été arrêtés, et dans lʼurgence Yaya, sous prétexte qu’il existait des traces qui le lient au meurtre du jeune guide mauritanien. Ce dernier nous révèle que les activités de Yaya Cissé ont continué jusquʼà un vendredi soir exactement le 30 Mars 2012 lorsqu’il fût arrêté par le commissariat de Nouadhibou ». ‘

À l’en croire, ce commissaire connaissait Yaya en tant que brave malien, à travers l’Ambassade du Mali en Mauritanie où il avait passé plus de 15 ans de service. « Mais Yaya Cissé́ fut soumis à 40 jours en garde vue (contre toutes les règles nationales et internationales et communautaires sans la possibilité́ de rentrer en contact avec l’Ambassade ou autres organismes représentants les Maliens de l’extérieur. Nous avons payé pas mal d’avocats et le dernier avait obtenu un décret de réquisition signé du procureur de Bamako envers le directeur de l’aéroport pour obtenir ce document qui était en notre possession », a-t-il laissé entendre.

Selon ses dires, le Mali a été informé et sollicité depuis le 2017 avec audience des Maliens à travers des sit-in avec transmissions d’actes. « Il y a presque une année le président de la CNDH Aguibou Bouaré lors de son passage à BIR, nous avait rassuré l’innocence de Yaya. Mais jusque-là, il est toujours sans aucune réaction des responsables qui sont censés défendre les Maliens en détresse », a déploré le représentant de l’organisation qui se bat pour la libération du ressortissant malien Yaya Cissé en prison depuis plus de huit ans.

Qu’en est-il du rôle du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) et celui du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) ? Alors que ces deux organismes se disent censés œuvrer pour rassembler l’ensemble des maliens de l’extérieur de façon inclusive, de les représenter, contribuer à leur protection, défendre leurs intérêts et s’assurer de leur implication dans le processus de développement économique social et culturel du Mali.

Cependant certains maliens s’interrogent sur la particularité de la détention des maliens à l’extérieur du pays, tout en se rappelant de la sortie du Président du CSDM, le vendredi 8 août 2019, lors d’une conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale sur son rôle éminent dont il a joué pour avoir libéré 400 maliens détenus en Guinée, accusés d’être des rebelles.

Aïssétou Cissé

Malick Diancoumba

Voir aussi

Contribution : Fomba Brahima

“Cour suprême fait du « Manassa » en quelque sorte!’’ Dans l’une de ses contributions, Fomba Brahima …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils