lundi 21 septembre 2020
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Après l’échec de la Médiation de Goodluck Jonathan : Ouattara, Sall, Issoufou et Akufo-Addo attendus à Bamakole jeudi prochain.

Au lendemain du départ du médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, une nouvelle médiation de la CEDEAO est encore attendue, cette fois-ci avec de grosses pointures. De sources dignes, quatre présidents ouest-africains doivent se rendre le 23 juillet au Mali pour tenter de trouver une issue à la crise sociopolitique qui n’a que trop durée. 

De sources crédibles, Alassane Ouattara, Macky Sall, Mahamadou Issoufou et Nana Akufo-Addo, en tout quatre présidents de la CEDEAO sont attendus le 23 juillet à Bamako pour rencontrer Ibrahim Boubacar Keïta et les leaders du Mouvement du 5-Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), l’alliance hétéroclite de forces d’opposition, de la société civile et des religieux qui réclame la démission du président depuis plus d’un mois.

Après une mission des émissaires de la CEDEAO du 10 au 20 juin, une mission de médiation avec à sa tête l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan ayant séjourné du 15 au 19 juillet dernier a échoué dans sa tentative de rapprocher les positions très tranchées des acteurs sociopolitiques en crise.

C’est ainsi que, craignant l’escalade de la violence, une nouvelle mission vient d’être annoncée dans les prochains jours pour dénouer cette crise qui n’a que trop durée et fait beaucoup perdre au pays et à la sous-région.

Après une première recommandation des émissaires et celle de la médiation dirigée par Goodluck, quel message feront-ilspasser au régime d’IBK déterminé à ne rien lâcher alors qu’il a perdu tous les soutiens même ceux de sa supposée majorité qui n’existe que de nom ? Il convient de rappeler qu’après le départ de la première mission de la CEDEAO, le Président IBK n’a daigné faire aucune concession. Pis, il multiplie des sorties hasardeuses vides et sans fondement qui n’ont fait qu’accentuer la crise. Car, devenu inaccessible à son peuple, celui-ci a décidé de lui faire partir à tout prix. C’est dans cette dynamique que la marche du 10 juillet a été organisée. Malheureusement, elle connaitra une répression armée suiviede mort d’homme qui rallumant ainsi la demande de son départ, avec le déclenchement de la désobéissance civile qui a pour objectif le blocage du pays que nous assistons depuis hier matin dans tout le pays.

Après son départ du Mali dans une atmosphère très colérique, Goodluck Jonathan a fait le compte rendu de sa mission au Président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, Président du Niger. C’est à la suite de cette rencontre, et voyant le feu qui couve derrière IBK qui essaye de faire bonne mine malgré son impuissance face à ce bloc du M5 très solide résolu à lui déposer si les exigences faites ne sont pas satisfaites, la CEDEAO a décidé d’envoyé quatre (4) autres chefs d’État pour lui dire les quatre vérités afin d’exécuter au plus vite les recommandations afin d’éviter que son pays, mais aussi la sous-région ne s’embrase pour cause de son incapacité à gérer son pays.

Mais la crainte qui surgit après cette annonce, c’est la méthode forte à laquelle cette organisation sous régionale est habituéelorsqu’il s’agit de résoudre une crise. Elle utilise des subterfuges infondés pour soutenir la plupart du temps  leur collègue en difficulté. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle on dit souvent que cette organisation est un syndicat des chefs d’État et pour la cause de ces chefs d’état.

En tout cas, connaissant bien l’histoire du Mali, la méthode forte ne passera pas, mais aussi cela risque de précipiter les choses s’ils ne savent pas se prendre.

Bourama Kéita

Malick Diancoumba

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