jeudi 1 octobre 2020
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Opérationnalisation de la FG5 Sahel : Une rencontre de plus à Paris

La Force conjointe du G5 Sahel multiplie ses rencontres pour l’obtention d’une opérationnalisation dans le temps. La Ministre des Armées françaises, Mme Florence Parly, a reçu, ce lundi, à Paris, ses homologues des cinq pays du G5 Sahel, pour échanger sur le sujet. L’objectif est de mettre en action cette force sous-régionale dans l’espoir d’obtenir des résultats concrets sur le terrain en matière de lutte contre le terrorisme. Des Représentants des huit pays contributeurs ont pris part à la rencontre déroulée en présence effective des Experts de trois institutions internationales attitrées que sont l’ONU, l’Union africaine et l’Union Européenne.

Certes, la Force conjointe du G5 Sahel avance lentement mais surement. Du moins, si l’on peut le dire ainsi. Elle se voie de plus en plus vers la réalisation de l’ardent rêve de ses pères fondateurs. Mais, cependant, force est d’admettre que les défis à relever demeurent énormes. Notamment, en termes de mobilisation des ressources budgétaires et humaines. D’où, à chaque fois, des réunions ou prises de contacts de par-ci, par-là.

C’est le cas de cette rencontre  d’hier lundi, à Paris, où Mme Florence Parly, Ministre de l’Armée française, a invité ses homologues des pays du G5, accompagnés de leurs Chefs d’Etat-major Généraux d’Armées, au tour d’une table. Le but recherché, selon les participants,est de ressortir de la réunion avec une feuille de route et un calendrier des opérations. Il s’agit, particulièrement, de préciser les directives concernant le démarrage très attendu des opérations militaires sur la zone frontalière des trois pays limitrophes que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Une zone qui fait généralement l’objet d’attaques terroristes et où se concentrent les activités de la force conjointe dans un  premier temps.

Lors de sa visite, en début de ce mois de janvier au Mali, la Ministre Florence Parly demandait à ce que les choses entament une autre dimension. Mais il reste encore beaucoup de réalités à régler. Il s’agirait, entre autres, des contours du commandement exercé par le Général malien Didier Dacko qui, comme avait été dit à Paris, doit jouer le rôle d’interface entre les Etats de la Région. Puis, il y a l’articulation des postes de commandement et la liste précise des équipements nécessaires.

Cette réunion du G5 Sahel avec Paris se tient à un moment où les groupes djihadistes annoncent, eux aussi, qu’ils vont se donner la main pour opposer une résistance farouche aux opérations de la Force conjointe dans le Sahel. Ce qui accentuera ainsi les défis qu’aura à relever  cette force jointe du G5 Sahel.

En tout état de cause, l’on est en droit de s’interroger objectivement si cette réunion de Paris ne va devenir une conférence de plus. Dans le cadre du processus d’opérationnalisation de la Force conjointe G sur le terrain.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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