samedi 24 février 2024
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Œil du combattant : Patrouilles policières au pont ’’Yoyakô’’

Un policier insiste pour fouiller dans le portefeuille d’un usager ! incroyable, mais vrai ! Persécution ou harcèlement ? Comment qualifie-t-on ces agissements à l’endroit des usagers ? Et pourtant au pont ‘’Yoyakô’’, l’histoire fut une réalité. Un policier a exigé de fouiller le portefeuille d’un usager!

Les patrouilles policières ont pour but d’offrir la sérénité, prévenir le  danger, sanctionner les personnes malveillantes, et en même temps procéder aux contrôles déci-delà aux éventuelles irrégularités en rapport aux différents engins : engins à deux roues, voitures personnelles, etc. Mais, au contraire, elles seraient devenues pour les usagers de la route une persécution et un harcèlement qui ne dit absolument pas son nom.

L’histoire s’est passée entre Sebenicoro et Djikoroni Para. Figurez-vous? De quel endroit s’agit-il réellement? Là où la plupart des bavures policières se déroulent. Il s’agit bien sûr du pont qui sépare Sebenicoro à Djikoroni, communément appelé le pont ‘’Yoyakô’’. Un barrage est installé pour des contrôles des papiers afin d’éviter certainement des dangers et empêcher les malfrats de développer leurs activités dans ces parages. Ici, nous ne sommes pas un témoin oculaire, mais, plus que ça!

« La mésaventure de l’usager que nous allons nommer Malick s’est déroulée dans les environs de 00h du matin. Cette personne poussait sa moto à pied, puisqu’une panne de phare en est la cause. Il rentrait chez lui après avoir terminé son travail. Donc, pour ne pas commettre d’infraction, il a préféré procéder de cette façon. Nonobstant, il a été arrêté pour contrôle. Qu’à cela ne tienne !  Tous ses papiers étant en ordre, le policier lui a arraché sa clé de la main pour démarrer  la moto afin de vérifier si elle est fonctionnelle ou pas. Ne réfutant pas l’affirmation ou la plainte du policier, comme quoi l’usager  serait en infraction, pas flagrante, mais superficielle. Chose que ce dernier n’a pas niée, mais il explique qu’en quittant son lieu de travail, il a remarqué que le phare de son engin ne donnait plus. Et c’est pour cette raison qu’il a poussé la moto au lieur de rouler avec. Le policier a alors essayé de négocier comme la plupart d’entre eux. Maclick  a fait savoir aux policiers qu’il n’a pas sur lui de l’argent. Le policier, le voyant porter des babouches très jolies aux pieds, a douté fort de ses dires. Alors, il lui demanda de lui montrer le contenu de son portefeuille pour en être sûr, tout en lui promettant de le laisser partir s’il n’y a rien. Devant le refus catégorique du propriétaire de la moto,  le policier l’envoie vers son chef de poste qui à son tour essaye de lui soutirer, ne serait-ce qu’un petit 1000F. Mais avec l’entêtement de Maclick, ils ont finalement lâché prise et ce dernier a obtenu gain de cause. » Les responsables du commissariat du 9e arrondissement sont interpelés particulièrement, et tous les commissariats du district en général, pour surveiller de plus près leurs agents afin de bannir ce type de persécution en plein air.

Fouineur

Djibril Coulibaly

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