vendredi 27 novembre 2020
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Mystère sur la libération de Farabougou : triomphe ostensible ou succès en couvercle ? 

La localité de Farabougou, depuis de nombreux jours aux mains des terroristes au Centre du pays, passe ostensiblement aux mains de nos valeureux famas. L’enfermement aura duré, le mystère de l’enclavement a poussé sérieusement jusqu’au for intérieur. 

 

Depuis de nombreux jours aux mains des terroristes majestueusement décidés, et vaillamment engagés dans leurs missions engendrant de vagues d’attaques contre les militaires et les civils maliens, le village Farabougou dans le Centre du pays, est délivré du carcan de l’injustice. Une libération au soir du 22 octobre 2020, avons-nous reçu d’une source crédible, serait considérée comme une victoire, un cri de victoire pour le vice-président de la transition le Colonel Assimi Goïta, qui d’ailleurs en charge de la défense et de la sécurité, en tout cas c’est ce qu’on a dit. Même si au journal du 20 heures de la télévision nationale du Mali des sorties médiatiques ne suffisent pas pour que les populations de Farabougou, stoïquement malmenées, se sentent mieux, après surtout cet enfer de vie contre lequel elles ont survécu. Mais nous nous réjouissons après cette libération dont les dessous seraient tout autre chose. Farabougou ka lafia se nommait l’opération. Le Colonel Assimi Goïta et ses affidés se sont octroyés sans doute une victoire dont les réalités ne sont pas connues, du moins, pour les populations, le Malien lambda. C’est un triomphe ostensible pour eux ; or ça pourrait évidemment, et de toute évidence, se faire autrement, que d’offrir une visibilité à une telle opération. Les opérations secrètes sont menées ; elles relèvent d’une discrétion inestimable. Et l’opération Farabougou ka lafia pouvait se faire comme telle. Ainsi ce triomphe ostensible serait considéré comme une sorte de victoire à laquelle l’ossature de la transition s’attacherait pour gagner la confiance qu’elle est en train de perdre à pas géant à l’égard du peuple. Gagnera-t-elle cette confiance en si peu de temps ? Pas du tout, nous renseigne-t-on. Car les défis auxquels elle fait face sont énormes. Ça serait certainement aussi un succès en couvercle. C’est ce que nous espérons, et c’est ce que beaucoup de Maliens, voulant le changement ou la refondation, auraient voulu ; que les actes soient posés, que les paroles accompagnent les actions de façon instantanée. Que les rendez-vous disparaissent pour faire face au concret ; le vrai changement. Sinon quoi, le Mali a quitté du pays en voie du développement au pays sous-développé ; et cela sur tous les plans.

Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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