dimanche 19 septembre 2021
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Mali: le président ghanéen attendu à Bamako avec un message de «solidarité» de la Cédéao

Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cédéao est attendu ce dimanche 11 octobre à Bamako pour quelques heures. Il est le premier chef d’Etat à se rendre au Mali depuis la levée de l’embargo décrété par la Cédéao. Il vient faire le point de la transition politique, évoquer les prochaines étapes pour que les échéances électorales soient respectées. Mais son premier message sera « la solidarité avec le Mali ».
C’est d’abord un voyage pour marquer la solidarité de la Cédéao à l’endroit du Mali. Le pays retrouve sa place au sein de l’institution sous-régionale, plusieurs semaines après avoir été suspendu, et mais également après avoir été mis sous embargo.
Il y a désormais un président de transition et un Premier ministre civil. Un vice-président certes militaire mais dont les prérogatives sont réduites aux questions de défense et de sécurité, et le Mali a également un gouvernement. Sans oublier que les personnalités civiles et militaires arrêtées depuis le coup d’Etat ont été libérées.

Mais le président ghanéen Nana Akufo-Addo vient aussi pour parler de la suite de la transition. Dans 18 mois, il faut passer le témoin aux civils. Mais avant, il faut des élections crédibles. Il faut donc établir un chronogramme, et surtout le respecter.
D’autres sujets sont sur la table : la dissolution de la junte. Elle devrait intervenir après la mise en place du Conseil national de transition, organe qui jouera le rôle de Parlement. Le président ghanéen parlera de tous ces sujets avec le président malien Bah N’daw, mais également avec le Premier ministre Moctar Ouane, qui est de plus en plus la cheville ouvrière de la transition.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris acte des nominations d’une partie des organes de la transition au Mali. L’organisation sous-régionale a décidée de la levée des sanctions économique et commerciale qui pesaient sur le pays. Une décision saluée dans les marchés de la capitale.
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Avec notre correspondant à Bamako, Kaourou Magassa
Les étals et échoppes du marché de Badalabougou ne sont pas bien pleins. Non pas parce que les clients se sont rués sur les produits, mais parce que les commerçants souffrent encore d’un manque d’approvisionnement dû aux sanctions émises par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
C’est le cas de Tidiane Tangara assis devant sa boutique de jouet : « Beaucoup des produits que je vends sont introuvables. Il y a un véritable manque, un manque très important.  Malgré l’argent que j’envoie à l’étranger pour acheter mes produits, cela demande beaucoup de temps pour être acheminer. »
Retravailler normalement
Wagué lui vend des sachets plastiques, utilisés pour emballer toute sorte d’article, c’est un produit phare des marchés bamakois. Mais contrairement à l’accoutumée, ses affaires sont quelque peu moribondes : « En ce moment, on est en train de se débrouiller. Donc actuellement, si les sanctions sont levées, on peut travailler normalement, Al-hamdoulillahi  (s’il plait à dieu). »
L’anxiété commençait à gagner Fatoumata Coulibaly, elle est aujourd’hui rassurée d’apprendre officiellement la réouverture des frontières : « Nous n’aurions pas pu le supporter plus longtemps, car nous dépendons des produits qui viennent de l’extérieur. Si les stocks s’étaient épuisés, je me serais retrouvée dans de grande difficulté. »
Au lendemain de la levée des sanctions émise par la Cédéao, les commerçants de ce marché se disent satisfaits. Tous souhaitent que les produits provenant de la sous-région soient de nouveau disponibles rapidement.

Djibril Coulibaly

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