dimanche 3 juillet 2022
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Liberté de la presse : Rash Bath et Maliba FM devant les tribunaux

Hier 3 mai, le Mali, à l’instar des autres pays du monde entier, célébrait la journée internationale de la liberté de la presse.  Entre disparition et procès, les journalistes maliens ont comme une chape de plomb au dessus de la tête mettant en danger la liberté de l’expression. Le dernier acte en date est l’assignation devant la chambre correctionnelle du tribunal de la Commune IV du chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et du Directeur de la radio Maliba FM sur laquelle il officiait, Djougouss.

Le Mali n’occupe que la 116e place au plan mondial en matière de liberté de la presse. Ce classement est le résultat  des contraintes imposées aux journalistes dans la réalisation de leurs missions.  Il y a 16 mois, disparaissait dans des circonstances non encore élucidées notre confrère du journal le « SPHINX », Birama Touré. Les enquêtes  promises jusque là n’ont rien donné.  Cette année 2017 a été marquée par deux procès qui ont fortement entachés l’image du Mali en matière de liberté de la presse. Il s’agit de celui opposant Amy Baba Cissé (ABC) au Président de l’Assemblée Nationale.  Ce procès, comme l’on pouvait s’y attendre, s’est terminé en queue de poisson.

Mais, avant, un autre avait été plus retentissant médiatiquement parlant. Il s’agit de celui du chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath.  Son émission «Carte sur table » qu’il animait sur les antennes de la radio Maliba FM a été qualifiée par le procureur d’outrage public à la pudeur.  Le jugement qui a réuni de milliers de supporters de l’animateur a viré aux affrontements entre ces derniers et les forces de l’ordre. Il y a eu mort d’Homme et des dégâts matériels estimés à plusieurs millions de francs CFA.  Ras Bath avait ensuite placé sous contrôle judiciaire l’empêchant d’intervenir dans les médias.  Le 24 avril dernier, après des investigations le juge d’instruction du tribunal de la Commune IV a rendu une ordonnance de non lieu.  Désormais, il est libre de reprendre ses émissions. Mais, comme pour faire planer sur sa tête une sorte d’épée de Damoclès, les infractions de départ ont été arrangées et celui a qui on reniait la qualité de journaliste est désormais poursuivi devant la Chambre correctionnelle du même tribunal en compagnie du Directeur de Maliba FM, Djougouss. Si la date de l’audience n’est pas encore connue, ses Avocats prédisent un non lieu pur et simple.

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

Rédaction

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