mardi 18 mai 2021
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Les eaux usées ou «wuluwuludji» : C’est de «la merde» dans les rues de Bamako !

Qu’on soit dans les devantures des concessions, les carrés, ruelles, coins et recoins de la ville de notre capitale (au centre-ville tout comme dans les pauvres quartiers banlieusards), partout ce sont des eaux usées. Ces eaux déversées arrogamment dans les rues ou des eaux en fuite à partir des WC et latrines qui déversent sur les rues, dans presque tous les carrés ou sur les routes. Cela est un phénomène qui dérange tout le monde, passants, voisins, enfants jouant dans la rue, …

Mais ce qui devient plus dérangeant c’est que cela ne dérange sans véritablement personne encore ; aucun Habitant ni aucune autorité de nos quartiers ne réagit face au phénomène d’insalubrité dont tout le monde (innocents, coupables, complices, Religieux, etc.). Donc, c’est un silence coupable tant du côté des populations elles-mêmes que de celui des autorités administratives et politiques de la cité. Les Chefs de famille au lieu de creuser des puisards à l’intérieur de leurs concessions respectives, ouvrent un trou de leur WC sur la rue directement. Du coup, chaque fois que quelqu’un se lave ou fait autres besoins dans le WC, c’est de l’eau qui débouche sur la rue. C’est cette eau qui stagne dans les rues pour faire pourrir le passage des gens avec une odeur nauséabonde aussi dégoutante que personne ne veut s’asseoir ou passer par ces rues.

Donc, il est temps que les Chefs de quartier obligent uns et les autres à prendre l’habitude de creuser des fausses sceptiques à l’intérieur de concessions pour maintenir nos rues et carrés dans les conditions de salubrité dignes d’une ville moderne. «La fameuse expression «Bamako, ville coquette» ne devait pas se limiter au niveau de celles artères principales ou d’aller démolir les lieux de travail des populations sans défense ni armes.

De ce fait, pour enrayer le phénomène, les populations et les autorités politiques, administratives doivent conjuguer les efforts en vue de trouver une solution pérenne à cette insalubrité volontaire dont chacun se rend coupable mais jamais responsable quant aux maladies que cela causera aux autres. Même les leaders religieux y ont un rôle à jouer. Ce qui est bizarre, on aurait cru que ces eaux sales qui proviennent des WC et latrines sont l’apanage des seuls quartiers habités par des pauvres, c’est-à-dire des quartiers populaires. Mais non. Au contraire, c’est un phénomène visible même dans les quartiers huppés de Bamako le fait est là. Tellement le phénomène ne parait pas être ni mauvais ni dangereux pour les concitoyens. Et bien l’habitude est toujours une seconde nature. Mais il est temps que cette seconde nature soit détruite au profit des meilleures.

Le Fouineur

COULIBALY

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