mercredi 23 septembre 2020
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LES CONFIDENCES DE KOUDY : « J’aurais pu être une Reine de beauté si je n’étais pas née en brousse »

Aucun secteur n’est épargné par les mesures préventives prises ici et là contre la propagation du nouveau coronavirus, y compris la prostitution ! Oui, la prostitution bien sûr ! C’est un métier comme les autres non ? C’est de cela que notre apprenti écrivain essaye de nous convaincre. Avec les confessions de Koudy, il nous plonge dans l’univers du plus vieux métier du monde avec des « professionnelles » qui doivent rivaliser aujourd’hui avec des femmes mariées et des filles de « bonne famille ». Nous vous proposons ici la suite (5e partie) de la confidence de Koudy. Bonne lecture !

Fille de joie, traînée, professionnelle du sexe… Tout cela renvoie à une seule pratique : la prostitution ! Il s’agit de l’Acte par lequel une personne consent habituellement à pratiquer des rapports sexuels avec un nombre indéterminé d’autres personnes moyennant rémunération. Le sens littéraire nous renvoie dans certains dictionnaires à l’action de prostituer, d’avilir, de dégrader quelque chose de respectable. Ainsi, on entend souvent «la prostitution de l’art entre les mains de marchands ».
La prostitution est-elle réellement le plus vieux métier du monde ? L’expression daterait de 1888. Au début du XXe siècle, alors que les progressistes se demandaient comment appréhender la question de la prostitution aux Etats-Unis, les professionnels de la santé ont pris l’habitude d’employer ce terme (et de le déformer aussi) qui finit par devenir une expression à part entière. A l’époque, certains justifiaient leur opposition à la prostitution par la volonté d’enrayer la propagation du vice et des maladies sexuellement transmissibles.
Leurs opposants rétorquaient qu’il était inutile de combattre la prostitution, car c’était « le plus vieux métier du monde » et qu’il était « impossible de changer la nature humaine ». Ce qui est vrai, c’est que cette pratique remonte à la nuit des temps. Ainsi, selon des archéologues et des historiens, les ruines d’un lupanar à Pompéi (un vaste site archéologique situé en Campanie, au sud de l’Italie, ancienne ville romaine prospère et sophistiquée) témoignent de l’exercice de la prostitution dans la Rome antique.
Jugée dégradante, la profession était cependant licite. Et cela d’autant plus que la sexualité n’était pas bridée dans l’Antiquité comme elle le deviendra dans le monde christianisé. Certaines sources disent que c’est avec le Patriarcat qu’est née la prostitution. En effet, les hommes, qui se sont servis des femmes comme monnaie d’échange, dans les sociétés où le système monétaire était inconnu, ont introduit les rapports d’argent dans la prostitution.
Je m’arrête là car je sais que vous êtes pressés de connaître mon histoire. Sans fausse modestie, je suis une belle femme. Longiligne sur mon 1,90 m avec une peau naturelle très claire et les traits très fins, j’aurais pu postuler à n’importe quelle couronne de Reine de beauté si j’avais eu la chance de naître dans un autre environnement que la brousse…
A suivre
Bolmouss

Malick Diancoumba

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