lundi 28 septembre 2020
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Les caniveaux bouchés dans les rues de la capitale : Source de saleté et de nombreux dégâts matériels et humains

En cette période d’hivernage, les caniveaux sont bouchés dans les rues de la capitale malienne. Chaque année, les Bamakois font face à de nombreux obstacles liés aux fortes pluies et à des ordures qui rendent difficiles la circulation des personnes.

De fortes pluies se sont abattues sur la capitale malienne et ses environs la semaine dernière faisant de nombreux dégâts matériels et humains. Trois (03) personnes ont trouvé la mort et plusieurs maisons en baraque ou en banco ont été détruites par la pluie et les eaux ruisselantes. Depuis cet arrosage, les rues de Bamako deviennent de plus en plus impraticables pour les usagers de la route. Ce bouchage des caniveaux empêche l’eau de trouver un chemin pour atteindre sa cour normale dans le fleuve Niger. Chose qui oblige ces eaux au cours de sa coulure à s’effrayer des voies, son propre chemin.

Actuellement, il est très difficile de porter des habits blancs pour circulation dans les rues de Bamako sans se faire mouiller par un passant à moto ou en voiture. Les insultes de part et d’autre s’en chainent entre des motocyclistes et ceux en voiture. Agacés et mécontents du mauvais état des routes et des rues, les uns et les autres s’en prendraient sans l’ombre d’un doute aux responsables des collectivités territoriales, notamment la mairie et autres. En effet, en commune II et III, dans les quartiers comme Médina Coura, Missira, Quinzanbougou, N’Tomikorobougou etc. les routes sont moins entretenues et les caniveaux sont lourdement bouchés. Derrière le Camp de la Garde nationale, en allant vers Koulouba, cette route est impraticable. Les usagers s’insurgent verbalement les uns sur les autres. Car des accrochages pour éviter des trous sur un goudron très mal en point se multiplient à ciel ouvert. Vers le quartier de Quinzanbougou, surtout à Dabadani, les ordures se sont installées comme un troupeau de bœufs arrosé dans son grillage, et souillé par ses excréments. Et personne ne s’y prête tâche. Chacun passe et s’en fiche pas mal.

À cela s’ajoute, l’épineuse question de vente de parcelle de construction de maison. À Bamako, les mairies se sont trouvées peut-être le meilleur moyen pour vendre tout, et absolument tout, même les voies de passage,  qui sont aujourd’hui la conséquence directe la démolition de plusieurs maisons lors de l’arrosage de la ville par des pluies diluviennes, comme ce fut évidement le cas dans la nuit de mercredi au jeudi dernier. En tout état de cause, il est important que la ville de Bamako, capitale par supposition, ait de moyens pour s’entretenir pendant la période hivernale. Sinon cela n’est pas le cas, la ville de Bamako considérée comme capitale du Mali, n’aura pas de bonnes images.

Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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