lundi 4 juillet 2022
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Journée mondiale de la liberté de la presse : Entre une presse de combat et une presse professionnelle, il s’agit de trancher

C’est ce 3 mai 2017, à l’instar des autres pays du monde entier que le Mali, à travers la Maison de la presse, a célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse. Placé sous le thème «Journalistes et Hommes des médias : devoirs et responsabilités en période de crise», c’est tout une semaine qui sera consacrée à l’évènement.

Le coup d’envoi de cette semaine de la presse a été donné le mardi dernier, à la Maison de la presse, par une conférence débat sur le thème central: «L’évolution de la presse depuis la période coloniale à aujourd’hui», présenté par le Doyen Madou Diarra, du quotidien national L’ESSOR, avec la modération de  Alexis Kalambry, Directeur de publication du quotidien, « LES ECHOS » et Abdoulaye  Barry, de la chaine Africable.

Au cours de cette semaine, les participants ont eu  droit à plusieurs communications portant notamment sur : l’Histoire de la presse ; Culture des médias ; la Presse et politique ; Presse et nouvelles technologies de l’information et de la communication, etc.

Dans sa déclaration liminaire, le conférencier, Doyen Madou Diarra, a passé en revue l’évolution de la presse malienne et son historique qui se résume, selon lui, en 3 étapes, à savoir : la période coloniale, la période des années de l’Indépendance et celle après les événements de mars 1991.

Selon l’orateur, la presse malienne était depuis longtemps une presse de propagande avant d’être aujourd’hui une presse de combat démocratique. Aussi, il ajouté que la pluralité de la presse a commercé après les événements de 1991.

Pour sa part, Alexis Kalambry rappellera que le choix et l’importance du thème de cette semaine se justifient par  les fondements mêmes du métier de journalisme.

«Si on voit l’actualité malienne cette année, le Mali a eu beaucoup de prix marqué par des questions de devoirs et de responsabilités qui sont toujours une remise en cause pour le journaliste», a dit le Conférencier.

De même, Kalambry a ajouté que la pluralité veut que chaque journal puisse réfléchir et agir selon sa ligne éditoriale, ses convictions et à la limite de son équipe.

Il a rappelé, par ailleurs, que la presse privée est née dans un contexte de combat démocratique et le journaliste se reconnaît encore dans cet engagement.

De son côté, le Directeur de publication du bi-hebdo «22 SEPTEMBRE», Chahana Takiou,  indiquera que le devoir et la responsabilité doivent être un maître mot du journaliste. « Cela, de façon permanente », a-t-il insisté.

Le directeur de publication de l’hebdomadaire « TEMOIN » a indiqué, à son tour, que le journaliste a le devoir d’informer, de donner des bonnes et saines informations. Aussi, il a rappelé que la responsabilité du journaliste est qu’il ne peut et ne doit pas tout publier ; car, il est Responsable de ses publications.

Le journaliste doit être, selon un autre intervenant, un Homme responsable qui ne publie que des informations fondées et  qui travaille surtout pour la paix, l’apaisement et la réconciliation nationale.  «Le devoir du journaliste n’est pas d’accuser les autres, mais d’informer », a conclut Chahana Takiou.

Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer le processus professionnel à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie ou leur liberté dans l’exercice de leur profession.

Abdoulaye Faman Coulibaly : LE COMBAT

Rédaction

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