jeudi 1 octobre 2020
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HOUSSEÏNI AMION GUINDO, PRESIDENT DE LA CODEM, HIER  ; « Nous voulons une transition simplifiée entre neuf et douze mois’’

La situation sociopolitique du Mali préoccupe tous les acteurs. Pour donner son avis sur la situation, la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), était en conférence de presse hier, mardi 1er  septembre 2020, à la Maison de la Presse. Cette rencontre avec la presse était principalement animée par le président du CODEM, M. Housseïni Amion Guindo. 

Le Comité Exécutif de la CODEM s’est réuni en session extraordinaire le lundi 31 Août 2020 sur la crise politique ayant conduit à la démission du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, le 18 Août 2020. À  la suite d’un examen minutieux de la situation, la CODEM, soucieuse de la préservation des acquis démocratiques consacrés par la Constitution du 25 février 1992 et de la stabilité du Mali, propose que la transition soit la plus courte possible (entre 9 et 12  mois au plus) car elle ne doit avoir que deux missions essentielles, le retour de la sécurité et l’organisation de l’élection présidentielle afin de doter le pays d’institutions légitimes, capables de faire face aux immenses défis auxquels le Mali reste confronté depuis une décennie.  Selon la CODEM, pour ce faire, il faut: choisir de façon consensuelle un Président Civil pour la direction ;  mettre en place un gouvernement d’union nationale (avec une feuille de route très claire) composé essentiellement des technocrates sous la conduite d’un Premier ministre consensuel ;  élaborer  une feuille de route très claire de la transition ; élaborer une charte pour la transition ;  faire appel à l’assistance technique et financière de la Communauté Internationale pour l’organisation de l’élection présidentielle.

Pour la CODEM, avec l’accompagnent de la CEDEAO et de la Communauté Internationale, la transition doit avoir comme priorités: la sécurisation du territoire national et l’organisation d’une élection présidentielle sans exclusion de candidat sauf contraire à la loi, transparente et crédible dans un environnement de paix et de concorde nationale.

Il a aussi mis en garde les opportunistes politiques qui se saisissent des situations pareilles. « Cette transition ne doit pas servir de cadre aux hommes politiques de pousser de nouveaux bourgeons. Il faut que les politiques concourent » a mis en garde Housseïni Amion Guindo.

Pour le Président de la CODEM, Housseïni Amion Guindo, il s’agit de regarder l’avenir. Selon lui, la transition doit être la plus courte possible. Une longue transition peut donner lieu à des soubresauts. « Nous voulons une transition simplifiée », déclare le président de la CODEM. Il estime que le 18 Août 2020 doit rester une journée patriotique. L’objectif c’est de rassembler les Maliens et éviter tout clivage. Il ne doit pas être une occasion d’accaparement du pouvoir.

  1. Guindo pense qu’un candidat élu sur la base d’une vision et d’un programme procèdera aux différentes réformes attendues. « Aujourd’hui personne n’a la légitimité de conduire des réformes », dit-il.

« On a besoin d’une transition paisible. Il ne faut pas compliquer cette transition. On a besoin d’un Président de transition, d’un Gouvernement d’union Nationale de transition. La création de toute autre structure sera budgétivore. Non au clanisme. Oui au rassemblement de tous les Maliens. Nous sommes dans un contexte international. Il y a 26.000 militaires étrangers au Mali. Il faut prendre en compte ce volet », a précisé le président de la CODEM.

À l’occasion, Amion Guindo a souligné que sa formation politique ne figure pas parmi les invités du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) pour les assises, mais pense que cela peut-être une erreur. Cependant, ce qui important pour la CODEM, c’est d’expliquer sa position actuelle. À ses dires, que personne ne glisse les membres du CNSP sur des chemins tordus. Le président de la CODEM a expliqué que le Mali ne se construira pas sur la base de la transition, mais sur la base d’un Président élu sur la base d’une vision et d’un programme.

Au sujet de l’acte fondamental du CNSP adopté de façon unilatérale, il pense qu’il y a une précipitation dans la démarche.

Bourama Kéita

Malick Diancoumba

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