lundi 28 novembre 2022
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FRONT ANTI-FRANÇAIS: Le Mali inspirera-t-il d’autres pays?   

L’Afrique vit de terribles moments depuis les indépendances de 1960, en particulier la partie ouest-africaine. Cette partie subira plus d’assauts néocolonialistes. Actuellement, c’est au Mali de s’en débarrasser. Les autres pays de l’Afrique verront-ils le piège français ?   

Les tensions entre Paris et Bamako sont allées à un degré extrême depuis quelques mois. Du président Emmanuel Macron à sa ministre des Armées, Florence Parly en passant par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le climat diplomatique s’est détérioré pour des raisons que l’on connait tous malheureusement.

Depuis, les choses ne sont plus allées comme on le souhaite. Elles sont allées jusqu’à l’annonce du retrait des forces françaises et européennes du sol malien. Le désaccord énorme qui existe entre nos deux pays fait que le sentiment anti-français grandit énormément.

Chose qui n’arrangerait pas Paris du point vue politique et économique, car beaucoup de Maliens redoutent que la présence française au Mali depuis 2013 relève des intérêts que le grand public ne connait pas. Des intérêts, qui pour l’heure, seraient totalement compris. Face à tout ceci, le Mali va-t-il ouvrir la voie aux autres pays d’Afrique qui cherchent depuis des années leurs indépendances, la vraie indépendance ?

Pour nous, ce pays qui constitue pour beaucoup l’épicentre de l’Afrique de l’Ouest dans le domaine du panafricanisme saurait donner un nouveau souffle pour que toute l’Afrique puisse se développer finalement aux dépens d’une puissance néocolonialiste dont nos peuples ne souhaitent plus subirent l’affront.

Lors de la manifestation après l’annonce du retrait de Barkhane et de Takuba du Mali, des Ivoiriens, Guinées, Burkinabè, Sénégalais, etc. tous résidents au Mali étaient sortis pour accompagner le Mali dans le cadre de cette lutte pour la libération de l’Afrique et du Mali.

« Le Mali est un peuple frère, un peuple ami. Donc, nous sommes obligés de venir les aider, car si ça ne va pas au Mali, ça n’ira pas au Sénégal ni en Côte d’Ivoire. La stabilité doit venir pour nous autres vivant en paix. C’est le plus important. Je suis d’accord pour ces Maliens qui pensent que la France a échoué dans sa lutte contre le terrorisme au Sahel », a laissé entendre cet Ivoiro-Malien lors de la manifestation.

Comme pour dire simplement que ce sentiment du Mali contre la France est partagé au-delà des frontières. D’où cet adage bambara : « si la case de mon voisin prend feu, il faudra s’empresser de l’aider sinon c’est toutes les cases qui bruleront ».

 

Moriba DIAWARA  LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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