jeudi 1 octobre 2020
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Embargo Ouest-africain sur le Mali : Le CNSP décide d’apporter une riposte ferme à l’exportation de bétail vers les pays de l’espace communautaire

 

Depuis le mercredi 19 août 2020, le Mali vit au rythme des sanctions politiques, diplomatiques et de graves sanctions économiques et financières, infligées par la CEDEAO contre l’intervention des militaires par le parachèvement du désaveu par le peuple malien du régime d’IBK.

 

Face à l’embargo décrété par la CEDEAO contre le Mali depuis la démission du Président Ibrahim Boubacar Kéita le 18 août 2020. Les dirigeants de cette organisation ouest-africaine ne seraient-ils pas complices de non-assistance à un peuple en danger ? Ce blocus l’épargnerait-il ? Qui va le plus souffrir de l’embargo? Une situation sérieuse qui pourra impacter sur l’économie ouest-africaine en général si elle perdure. Sinon, en seulement quelques jours d’embargo, les économies de certains pays membres de la CEDEAO tremblent déjà.

À en croire le communiqué final de la rencontre des Chefs d’État, il souligne en clair tout pays membre de la CEDEAO ne doit pas collaborer  avec le Mali : des relations diplomatiques, économiques et financières, jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Certes, le président Macky Sall a appelé la CEDEAO à réapprécier les sanctions annoncées pour tenir compte des impératifs humanitaires.

Si on ignore la durée de cet embargo, l’impact sur la majorité des pays limitrophes du Mali sera évalué. Les experts ivoiriens ont rappelé qu’en 2010, la balance commerciale Côte d’Ivoire-Mali a penché en faveur de la Côte d’Ivoire, plus de 100 milliards FCFA ont été obtenus des données du ministère du Commerce.

Ainsi, si cette crise perdure, cet excédent sera à la baisse, et renverra à une diminution du volume du chiffre d’affaires et des activités des entreprises, par une réduction du personnel, qui s’étendra par un impact socioéconomique.

Pour eux, la grande victime serait le port autonome d’Abidjan qui au moment du Coup d’État de 2012, pendant la période mars-avril-mai, le coton malien descendait sur le port, ensuite à la même période sont remontés vers le Mali, les engrais, les marchandises diverses, les produits manufacturés made in RCI.

À cette époque, la communauté portière avait obtenu des autorités maliennes, la campagne 2012 avec le passage par le port autonome d’Abidjan de 120 000 tonnes de coton produit par le Mali. Le dernier indicateur est, à noter : l’approvisionnement du Mali en hydro carbure, selon l’OIC Office ivoirien des Chargeurs 116 camions-citernes ont 2t2 convoyés sur le Mali du 1er au 22 mars 2012, contre seulement 20 camions-citernes du 22 au 31 mars 2012, moins depuis que la crise a atteint le niveau de l’embargo.

Face à la décision des Chefs d’État de la CEDEAO, de mettre le Mali sous embargo et de prendre des sanctions économiques contre les populations maliennes, les militaires du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) ont décidé d’apporter une riposte ferme à leur tour en suspendant toutes exportations de bétail vers les pays de l’espace communautaire, car le Mali détient le premier cheptel de la zone UEMOA et le second de l’espace CEDEAO en termes de nombre. Aussi, nous avons 3 barrages opérationnels et  produisons chaque année  de riz à suffisance alors que dans d’autres de la CEDEAO, la production locale est insuffisante.

 

Ainsi, ils préviennent que : « le Mali ne compte pas se faire dicter la gestion de ses affaires internes et prévoit d’autres mesures en fonction de l’application dudit embargo ». Selon le communiqué lu à la télévision nationale malienne, le CNSP s’offusque de la volonté de la CEDEAO particulièrement certains chefs d’État qui tenteraient de les mettre en mal avec les populations en les privant de produits de première nécessité. Pour eux, il est hors de question de se conformer aux injonctions de la CEDEAO surtout que l’ancien président IBK a démissionné de toutes ses fonctions.

Notons que, le bétail malien est le troisième produit d’exportation après l’or et le coton selon le PNUD. En 2018, les exportations de bétails étaient estimées à 205 milliards de FCFA et à 25 milliards pour les peaux et cuirs.

Le bâton  retour ne tardera pas à frapper à la porte de certains pays limitrophes, et finalement cet éveil de conscience du peuple malien, servira non seulement les peuples Africains mais aussi donner des idées à d’autres syndicalistes du monde.

 

ssétou Cissé

Malick Diancoumba

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