dimanche 27 septembre 2020
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Au lendemain de l’appel à démission du Président IBK : S’adresser à la nation où rester muet et couler

La manifestation contre le président de la République initiée par l’alliance formée par le FSD, la CMAS et L’EMK du 5 juin 2020 dernier a tenu ses promesses. Les actes de persuasion, d’intimidation n’ont pu avoir raison de la détermination des populations qui ont massivement répondu à l’appel de l’influent, Imam Mahmoud Dicko. Une véritable démonstration de force qui force l’autorité aujourd’hui à se prononcer sur la situation du pays.

La manifestation du 5 juin dernier initié par l’alliance de trois organisations sociopolitique pour dénoncer la mauvaise gouvernance transformée en règle dans le pays et qui fait croupir des milliers de Maliens dans une précarité indescriptible.

En effet, le pays fait face à une crise multidimensionnelle depuis 2012 dont les terroristes de tous genres écument le nord et le centre exacerbés par les conflits intercommunautaires.   Si cette situation ne semble pas s’améliorer, la pandémie de Coronavirus et surtout les décisions politiques ont entamé le moral des Maliens.

La dernière élection législative a été pour beaucoup la goutte d’eau qui a emporté la vase d’autant plus qu’elles constituent l’élément affirmatif qui prouve à suffisance pour plusieurs Maliens que les plus hautes autorités ont un agenda qu’ils exécutent au détriment de l’intérêt supérieur de la nation ou le bien-être de la population.

L’appel de Mahmoud Dicko est une expression légale en démocratie. « Dire non, ça suffit ! ». Et ça, les politiques et les religieux ont réussi le pari. Ils ont démontré au président de la République, non seulement il est en train de perdre le gouvernail du bateau (Mali), mais que l’existence du bateau lui-même est mise en cause et si rien n’est fait pour sauver ce qui peut l’être, tous vont couler.

L’appel « à démission » du Président de la République sonne comme un dernier recours, sinon les Dés sont bipés et le peuple veut prendre son destin en main. Ce qui semble désormais évident dans la mesure où aucune institution de la république n’a la confiance des Maliens dans leur ensemble à commencer par celle de la présidence de la République. À celle-ci s’ajoute l’Assemblée nationale et la Cour Constitutionnelle très contestée de toutes pour le simulacre de résultats des législatives proclamées récemment. La contestation de cette Assemblée est la conséquence de ces résultats.

Pour plusieurs observateurs, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita, devrait se prononcer sur la situation du pays et les nouvelles mesures qui seront prises pour faire baisser la tension palpable au sein de l’opinion nationale. Et ce serait le seul issu pour IBK et son régime de sortir par une porte honorable au lieu de faire comme si de rien n’était. Et la bêtise sera de tenter une mobilisation populaire de soutien afin de faire valoir cette expression qui dit : “nul n’a le monopole de la rue“. Cela risque d’être fatal pour plusieurs raisons.

Il convient de souligner les divergences au sein du RPM, parti présidentiel et même de l’EPM, qui est un regroupement de la majorité présidentielle, une scission connue depuis l’imposition de Moussa Timbiné comme président de l’Assemblée Nationale au détriment du choix du parti, Mamadou Diarrassouba.  La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si c’est le fils Karim, ou Timbiné et Hadi Niangadou, qui réussiront cet exploit.

Face à la situation actuelle, beaucoup conseillent au Président un discours adressé à la nation pour tenter d’apaiser les cœurs au lieu de souffler sur les braises avec une tentative de marche de réponse. Car un homme affamé n’a point d’oreille et l’histoire du Mali nous enseigne beaucoup sur le dénouement de ces genres de situations que le président IBK n’est lui-même pas novice en la chose politique malienne.

À bon entendeur salut !

  1. Komi

Malick Diancoumba

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