vendredi 18 juin 2021
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Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires : SAM et du SYLIMA contre toute « immixtion  de l’exécutif »ou « tentative de pression »

Dans un communiqué, les syndicats, Libre de la magistrature du Mali (SYLIMA) et Autonome de la Magistrature du Mali (SAM) a fait un compte rendu de sa rencontre le 1er avril 2020, le Procureur de la République du Pôle Économique et Financier de Bamako. Les syndicalistes veulent s’assurer de la non-interférence dans la procédure de cette affaire de détournement de denier publique.

Cette rencontre avec le procureur de la République du Pôle économique et financier vise à clarifier un certain nombre de choses non seulement dans la procédure, mais aussi apporter le soutien total de la corporation au procureur.

En effet, l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires constitue l’actualité préoccupante des citoyens maliens qui veulent la traçabilité des fonds publics. La rencontre entres le SAM, le SYLIMA et le procureur avait justement comme ordre du jour, la gestion de l’affaire dite de l’avion présidentiel et des équipements militaires dans laquelle le sieur Mamadou Camara a été placé en détention.

Dans son compte rendu, le SAM et le SYLIMA ont fait comprendre au procureur, leur inquiétude par rapport aux « rumeurs persistantes faisant croire à des pressions qui s’exerceraient sur les acteurs en charge de ladite procédure ». C’est ce qui explique d’ailleurs leur déplacement des membres du syndicat pour « s’enquérir à la source de ce qu’il en est véritablement ».

De son côté, le Procureur de la République et, à sa suite, ses Substituts ont expliqué que sous réserve du secret de l’information judiciaire, la détention de l’inculpé susnommé a fortement déplu au haut sommet de L’État. « Cependant, il a expliqué que l’Exécutif est en train de faire une interprétation biaisée des dispositions de l’article 616 du code de procédure pénale qui n’accordent le privilège de juridiction qu’aux seules personnalités ayant rang et prérogatives de ministre. Que s’agissant de l’inculpé susvisé, il n’avait simplement que rang de ministre comme l’atteste d’ailleurs son acte de nomination ».

Pour le procureur, le droit pénal est d’interprétation stricte et « le Pôle estime qu’il n’a fait qu’une judicieuse application de la loi dans ladite procédure et que sa position demeura constante ».

« Qu’aussi bien le Parquet que le Juge d’instruction n’ont subi directement aucune pression jusqu’ici dans la procédure », a rassuré le procureur aux membres syndicaux avant de se réjouir de geste des magistrats.

De son côté, la délégation syndicale a rassuré le Parquet du Pôle ainsi que le juge d’instruction en charge de la procédure du soutien inconditionnel du SAM et du SYLIMA. Ils ont mis en garde contre  « toute velléité d’immixtion de l’Exécutif dans le domaine du Judiciaire ».

Par ailleurs, le SAM et le SYLIMA ont invité « le Pôle à informer les syndicats de toute tentative de pression à son encontre pour toutes fins utiles ». Avant de mettre fin à cette rencontre, les deux syndicats ont enfin « encouragé les magistrats du Pôle à continuer sur cette belle lancée d’autant qu’ils font la fierté aujourd’hui de toute la corporation ».

  1. Komi

Malick Diancoumba

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