dimanche 26 septembre 2021
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500 millions d’armes circulent illégalement dans le monde

500 millions d’armes légères et petits calibres circulent dans le monde à travers réseaux mafieux… Un arsenal non contrôlé et utilisé dans les conflits armés, le banditisme, le terrorisme… occasionnant directement la mort d’au moins 500 000 personnes chaque année.

C’est la révélation faite par le Colonel-major Néma Sagara dans son intervention à la cérémonie d’ouverture de la 15e édition de la «Mali Festi Reggae» dont elle était la sublime marraine. Pour éradiquer ce fléau, le Secrétariat permanant de la lutte contre la prolifération des armes légères qu’elle dirige envisage de travailler étroitement avec toutes les couches socioprofessionnelles.

Contrôler la circulation d’armes légères et petit calibre et leur fabrication artisanale est la mission principale confiée à la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et petits calibres dirigée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le Secrétariat permanent est l’organe d’exécution de cette mission. Pour 2019-2023, il a élaboré et adopté un plan d’action de plus de 4 milliards de F Cfa.

Fabriquée généralement dans la capitale ou dans le sud du pays, les armes légères et petits calibres sont de plus en plus concentrées dans le centre du pays pour des activités criminelles déguisées en conflits communautaires. C’est pourquoi, comme l’a toujours souhaité le Colonel-major Sagara, «la problématique des armes légères et de petit calibre doit être une préoccupation majeure des acteurs étatiques et non étatiques». Et surtout qu’elles sont à la base de 99 % de l’insécurité actuelle dans notre pays. «C’est ensemble que nous allons combattre la prolifération des armes légères et petits calibres pour gagner la paix», a indiqué le Général Salif Traoré lors d’un atelier de formation des médias en septembre 2019 à Koulikoro.

Il faut noter que le Mali est signataire de la convention de la CEDEAO sur les ALPC et le Traité sur le Commerce des armes qui est international (même si la Russie et la Chine ne l’ont pas ratifié). En plus de ces deux textes, il y a la législation malienne dont la loi N°04-050 du 12 novembre 2004 régissant les armes et munitions avec son décret N°05-441/P-RM du 13 octobre 2005 portant modalité d’application de la loi sus citée.

Mais, comme le conseillent de nombreux experts, la meilleure stratégie de lutte contre les ALPC est l’information et la sensibilisation. Et en la matière, le Colonel-major Néma Sagara et son équipe peuvent désormais compter sur le Mouvement rastafari et ses sympathisants.

Moussa Bolly

Djibril Coulibaly

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