lundi 24 septembre 2018
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Nasser Bourita : sur le Sahara, « l’UA va devoir s’aligner sur le Conseil de sécurité de l’ONU »

Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, fait le bilan des travaux du 31e sommet de l’UA à Nouakchott. Notamment sur la question du Sahara occidental.

Pour le Maroc, le principal enjeu du 31e sommet de l’Union africaine (UA) à Nouakchott était clair : s’assurer que, sur le conflit au Sahara occidental, l’institution panafricaine ne cherche pas à se substituer à l’ONU, qui offre les meilleures garanties à ses yeux. Son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui menait la délégation, se dit satisfait des conclusions.

Jeune Afrique : Êtes-vous satisfaits de la décision de l’Union africaine (UA) sur le Sahara ?

Nasser Bourita : Oui. Elle apporte des clarifications fondamentales. D’abord sur le rôle de l’UA dans le dossier du Sahara. Elle dit que le rôle de l’UA devrait viser à accompagner et soutenir les efforts des Nations unies. Son rôle se limite donc à cela : il n’a pas de processus à développer, ni d’initiative à lancer. Le dossier reste à l’ONU et l’UA n’intervient qu’au même titre des organisations régionales. Elle doit s’aligner sur le Conseil de sécurité de l’ONU.

Ensuite : beaucoup d’organes de l’UA s’immisçaient dans cette affaire. Le Conseil paix et sécurité, celui des droits de l’Homme… Or le sommet a créé un mécanisme qui rendra compte aux chefs d’État uniquement. Ce sont donc des éléments très importants.

Que pensez-vous de la composition du mécanisme, c’est à dire la troïka composée de l’ancien, de l’actuel et du futur président en exercice de l’UA, avec le président de la Commission ?

C’était la formule à laquelle nous étions le moins défavorable. Nous avions des réserves sur un mécanisme à seulement deux têtes : président en exercice et président de la Commission, car il présentait le risque d’avoir un président activiste, hostile.
jeuneafrique

Djibril Coulibaly

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Un commentaire

  1. Encore faut-il que l’ONU cherche et trouve une soltion diplomatique voire militaire à cette question épineuse. Car bientôt les rifains vont aussi déposer un dossier à l’ONU pour l’indépendance du Rif ; les rifains ne veulent plus d’un Etat qui ne leur offre que de la  »perpete » à Zefzafi…L’UA devrait contribuer à trover une solution mais pas sous cette forme de Faki avec un comité à 3. Le président mauritanien à résumer la solution en deux mots ; soit politico-diplomatique ,soit militaire . En tous les caas l’armée marocaine et l’armée algérienne sont prétes, il faut juste une étincelle…

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