vendredi 25 septembre 2020
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VIOLENCES AU CENTRE DU MALI : L’ONU exige du gouvernement de mettre fin à l’impunité

Les violences au centre du Mali ont entrainé la mort de 580 personnes depuis le début de l’année, a indiqué vendredi dernier (26 juin 2020) le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, qui a appelé les autorités maliennes à ouvrir rapidement « des enquêtes approfondies, impartiales et indépendantes » sur ces violences.

De nombreux cas de disparitions forcées, de torture et d’autres traitements inhumains… C’est ce que le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a révélé vendredi dernier (26 juin 2020) a propos du Mali, un pays qui subit de violents conflits depuis 2012.
Et en conséquence, l’ONU souhaite des investigations indépendantes sur de possibles violations des droits de l’Homme au Mali où, au total, 580 civils ont été tués depuis janvier en raison de la détérioration de la situation.
Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme Michelle Bachelet a surtout dénoncé « l’impunité généralisée » comme facteur aggravant de ces violences. Tout comme les conflits entre les communautés qui ont augmenté, notamment dans le centre du pays.
Des individus ont également été enlevés, contraints de rejoindre des milices communautaires ou ont été déplacés. Des maisons ont été incendiées et des pillages ont été menés. Ces attaques intercommunautaires ont également été alimentées et utilisées par des jihadistes.
« Ces groupes armés ont augmenté leur présence dans les régions du centre, alors qu’ils continuent d’être mis en difficulté dans le nord du Mali par les forces nationales et internationales… Ils ont été responsables de plus de 100 violations des droits de l’homme en quelques mois », a déploré Michelle Bachelet.
Mais des membres des Forces de défense et de sécurité maliennes sont également en cause. Au total, 230 exécutions extrajudiciaires ou arbitraires ont été menées, dont 20 % environ sont attribués aux forces de sécurité probablement commandées par la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel.
Des cas de disparitions forcées, de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations arbitraires et de destruction de plusieurs biens ont également été observés. Le Haut-commissaire appelle les autorités à poursuivre les responsables pour mettre fin à l’impunité.
Naby

Malick Diancoumba

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