lundi 10 mai 2021
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Vie d’étudiants à Bamako : Le choix qui détermine l’avenir

La vie d’étudiants au Mali n’est pas toujours chose facile. Elle demande d’énormes sacrifices et de stoïcisme. Une étape cruciale et charnière dans la formation et le développement personnel des étudiants. En famille ou en résidence universitaire, le choix est souvent difficile, mais important pour l’avenir.

Fatoumata Dicko est étudiante à la faculté de Médecine. Elle a choisi de louer une chambre dans les enceintes de la cité universitaire. Sa famille habite un quartier très éloigné de sa fac : « j’ai opté pour le campus pour être autonome, pour aussi me rapprocher de ma faculté. Ma famille habite Sénou ; un quartier éloigné de ma faculté. Pour y accéder, il n’est pas non plus facile. Même au moyen d’une moto, il faut parcourir une très longue distance pour y arriver.»
Sur la colline du Point G, les étudiants se disputent les 592 lits que compte la seule résidence universitaire, gérée par le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) avec le comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de ladite Faculté. Les chambres de 6 à 8 lits sont, ici, cédées à 10.000 francs CFA par an et par occupant. Et, à 15.000 francs CFA pour celles de 4 à 6 lits. Certains étudiants louent aussi des chambres dans le quartier du Point G, où le prix est de 10.000 francs CFA par mois.
Ceux qui préfèrent le quartier au campus le font pour la simple raison que l’on peut vivre seul dans sa chambre sans la partager avec quelqu’un d’autre ou être dérangé. Il y en a qui, pour des raisons qui leur sont propres, font de la collocation. Les colocataires se répartissent de façon équitable la mensualité.
A la Colline de Badalabougou, où sont bâties deux résidences universitaires d’une capacité d’accueil, respectivement, de 480 et de 1 040 lits, priorité est donnée aux étudiants venant des Régions et n’ayant pas de logeurs à Bamako. Il y a, cependant, des cas d’étudiants venant de Bamako dont le souhait est de s’éloigner de leurs familles. L’environnement familial n’est parfois pas propice aux études. C’est le cas de l’étudiante Maïmouna Maïga de la FSEG (Faculté des sciences économiques et de gestion).
A l’opposé, Mohamed Ag, lui, préfère rester en famille. La vie du campus universitaire n’est pas du tout facile. Surtout quand les parents n’ont pas assez de moyens pour vous soutenir financièrement.
Zénébou Maïga LE COMBAT| lecombat.fr

Djibril Coulibaly

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