dimanche 15 décembre 2019
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VICTIMES DE VIOLENCE DANS L’ANNEAU SOTRAMA: Les membres du STUL perçoivent enfin une lueur d’espoir avec le Procureur Kassogué  

 

Depuis 2015, les membres du Syndicat des transports urbains de la ligne de Lafiabougou (STUL) étaient verbalement et physiquement agressés dans l’anneau Sotrama du centre commercial de la capitale (rue 552 et la rue Baba Diarra) par ceux du Comité syndical des chauffeurs de la ligne de Lafiabougou. Et malgré moult recours à la justice pour jouir de leur droit à l’exercice légal de leur profession, cet anneau leur était interdit. Mais, aujourd’hui, une lueur d’espoir pointe à l’horizon puisque que le Procureur Mahamadou Kassogué qui a pris les choses en main. Et ceux qui se croyaient intouchables pour aller au-delà de ses injonctions se retrouvent maintenant derrière le barreau pour réfléchir sur les conséquences de leurs mauvais comportements.

 

«Il existe un juge nommé temps qui remet tout à sa place» ! Les membres du Syndicat des transports urbains de la ligne de Lafiabougou (STUL) peuvent témoigner de la véracité de cette citation. Depuis 5 ans, ils étaient permanemment agressés dans l’anneau Sotrama du centre commercial où la règle est pourtant claire et simple à appliquer : les véhicules se suivent par ordre d’arrivée sans distinction de bord syndical ! Et chaque syndicat vent ses tickets à ses militants et leur donne ses plaques.

Mais, les responsables du Comité syndical des chauffeurs de la ligne de Lafiabougou y ont voulu imposer leurs règles à tout le monde : prendre leur plaque ou dégager ! Ceux résistaient, comme les chauffeurs membres du STUL, étaient constamment intimidés et agressés pour les empêcher de travailler dans cet anneau. N’ayant voulu répondre aux coups de leurs adversaires, les dirigeants de ce syndicats ont toujours pris soin de faire constater les forfaits par des huissiers de justice.

«Lors de mon passage à 10h20 (dans l’anneau Sotrama du Centre commercial), j’ai constaté que le chausseur de la Sotrama immatriculé BF 6167 MD, M. Djiby Kéita, a été empêché d’embarquer des passagers dans l’anneau Sotrama par plusieurs militants (identifiés comme Daouda Kéita, Harouna Kéita, Sidiki Kampo, Boubacar Diakité…) du Comité Syndical des chauffeurs de la ligue de Lafiabougou. Et cela avec le seul argumentaire qu’aucun syndicat autre que le leur ne peut charger sans prendre leurs plaques à 1 500 F CFA»… peut-on lire dans un procès verbal d’huissier transmis au tribunal de la Commune III.

Et cette situation perdurait depuis près de 5 ans malgré les plaintes du STUL au commissariat du 1er Arrondissement de Bamako et au tribunal de la Commune III. Sans compter que dans une lettre datée du 23 décembre 2014, le maire du district de Bamako avait informé tous les syndicats «qu’aucune dérogation n’a été faite en faveur d’un quelconque syndicat de transport collectif par mes services techniques que celles dispositions du procès verbal de négociation du 30 décembre 2011».

Saisi du dossier, le Procureur Mahamadou Kassogué avait demandé au commissaire du 1er Arrondissement de réunir les protagonistes pour leur rappeler qu’aucun citoyen ne peut priver un autre d’exercer légalement sa profession en exploitant une infrastructure publique.

Les instructions du Procureur de la République ont été transmises aux syndicalistes par le commissaire le 23 octobre. Et le 28 octobre, les chauffeurs du STUL se sont présentés pour reprendre le travail. Mais, une fois de plus, ils ont été attaqués par des loubards qui, ayant échoué à les intimidés par des tirs de pistolet, les ont attaqué à l’arme blanche. Sérieusement blessés, les chauffeurs se sont rendus au commissariat du 1er arrondissement qui a été faire le constat sur place.

 

Kassogué, symbole d’une justice équitable

C’est ainsi que Cheick Oumar Cissé (Secrétaire général du Comité syndical des chauffeurs de la ligne de Lafiabougou), Amadou Sissoko, Boubacar Diakité, Harouna Kéita… ont été arrêtés et déférés pour répondre de leurs actes.

«Nous sommes aujourd’hui satisfait parce que le Procureur Kassogué est en train de mettre fin à plus de quatre années de mensonges et d’exaction à l’encontre de nos militants», nous confie Boubacar Diabaté, le Secrétaire général du Syndicat des transports urbains de la ligne de Lafiabougou (STUL).  «Avant lui, nos plaintes à la police et à la justice étaient restées vaines. Et nos adversaires ne se gênaient même plus de nous harceler en nous faisant savoir que nous avons intérêt à accepter leurs conditions parce qu’ils ont les juges et le commissariat dans la poche», rappelle-t-il.

«Mais, aujourd’hui, Kassogué est en train de nous prouver qu’il y a une justice au Mali. Et cela ne nous surprend pas de sa part parce que, bien avant qu’il ne soit même substitut du Procureur, il avait acquis la réputation d’un magistrat honnête et intègre qui a horreur de l’injustice», souligne Diabaté, appuyé par Bréhima Camara, un autre responsable du STUL. Ils n’ont pas manqué non plus de manifester leur reconnaissance à M. Fousseyni Camara (intellectuel et responsable syndical au sein de la Diaspora malienne de France) et aux journaux Le Reporter et Le Matin qui les ont toujours aidés à défendre leur cause.

Aujourd’hui, même s’ils sont sûr d’avoir finalement eut gain de cause, Diabaté et ses camarades ne veulent pas céder au triomphalisme. «La meilleure manière d’aider le Procureur Kassogué dans sa mission salvatrice, c’est de rester à cheval sur le droit. L’anneau est un bien public et nous ne crayons pas la concurrence. Nous pensons que tous les chauffeurs sont les bienvenus à condition que chacun de nous fasse l’effort de travailler dans la discipline et dans le respect des autres», a conclu Boubacar Diabaté. Un vrai leader adulé et respecté de ses militants.

L’Anneau Sotrama est  une  infrastructure réalisée à hauteur de  7,4 milliards F CFA pour rendre fluide la circulation urbaine et organiser le transport urbain et inter urbain pour améliorer le déplacement dans le centre-ville de Bamako. Il est donc ouvert à tous les véhicules de transports en commun au Centre de Bamako.

Moussa Bolly LE MATIN 

Djibril Coulibaly

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