mercredi 22 septembre 2021
Accueil | Société | Une jeune recrue accouche d’un bébé à l’École Nationale de Police : De la complaisance dans le système de recrutement mise à nue. L’élève policière à l’origine de cette affaire, exclue de l’École

Une jeune recrue accouche d’un bébé à l’École Nationale de Police : De la complaisance dans le système de recrutement mise à nue. L’élève policière à l’origine de cette affaire, exclue de l’École

C’est  un vrai scandale, l’affaire de nouvelle recrue qui accouche  à l’école nationale de police. C’est l’information qui fait la une des réseaux sociaux.

Une jeune recrue aurait donné naissance à un bébé. Selon notre source, la maman et le bébé se portent bien. Mais la hiérarchie demande des explications au chef de compagnie.

Une situation qui embarrasse les encadreurs et soulève des interrogations sur les conditions de recrutement de ces jeunes. Comment une recrue en état de grossesse a-t-elle pu passer son test médical et aux épreuves sportives du concours de recrutement à la police ? C’est la grande question qui taraude les esprits.

En effet, quatre (4) mois après leur intégration à la Police nationale les 2200 recrues du contingent 2018- 2019 actuellement en formation sont aujourd’hui dans la tourmente.

Elle n’est pas seule, d’autres seront inaptes à cause soit des problèmes de santé, mais aussi de grossesses cachées. Cette nouvelle surprenante, du côté des recrues, a fait l’effet d’une bombe. Car c’est un manquement grave aux règles prescrites. A-t-elle passé sa visite médicale par procuration ?

Pour l’heure difficile de savoir ce qui s’est réellement passé, mais tout est bien clair qu’il y aurait des complices dans cette affaire.

Le Directeur général de la Police frappe fort

En attendant les conclusions de l’enquête ouverte à cet effet, le Directeur Général de la Police a, en toute responsabilité pris des mesures à l’interne sous forme de sanctions. Cela, après avoir eu connaissance du rapport du Directeur de l’École et du Médecin-chef de l’infirmerie de ladite École.

Ces sanctions sont prises sans préjudice des poursuites de celles du second degré qui pourraient être prononcées par le Conseil de discipline.

Ainsi, les sanctions du 1er degré sont prises à l’encontre des responsables suivants : Un avertissement pour le Directeur de la Formation, le Contrôleur Général Mamy SYLLA ; Trente (30) jours d’arrêts de rigueur pour les Contrôleurs Généraux Seydou DIARRA, Directeur de I’École Nationale de Police, et Mamady COULIBALY, Médecin-chef de l’infirmerie de I’École ; le Directeur du Centre de Formation d’Aptitude Physique de la Police (DCFAP), le Commissaire Principal Moussa BENGALY a été relevé et écopé trente (30) jours d’arrêt de rigueur. L’ensemble de l’encadrement a été relevé, sans préjudice des sanctions que pourrait lui infliger le Conseil de discipline. Ils ont également été présentés à l’Inspection de la Police Nationale pour des besoins d’enquête. Quant au Lieutenant de Police Daouda TRAORE, il a écopé de dix (10) jours d’arrêt de rigueur avec une demande d’augmentation (DA).

Des sanctions exemplaires qui en disent long sur la volonté affichée du Directeur Général de la Police Nationale, l’Inspecteur Général de Police Moussa AG INFAHI de faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs de la Police Nationale. Quant à la fille à l’origine de cette affaire, elle a été exclue de l’École.

Par ailleurs, cette situation vient de mettre à nu notre système de recrutement qui est basé sur la complaisance. Komi

Djibril Coulibaly

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