vendredi 25 septembre 2020
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Un nouveau Mali : La crainte de tout perdre  

Après la chute du régime d’IBK par de jeunes officiers survenus le 18 août dernier, pour la bonne tenue dans le déroulement de la transition des messages de mise en garde pleuvent depuis.   

 

Force est de croire que le bon déroulement de la refondation d’un ‘’Mali nouveau’’ inquiète plus d’un des Maliens après la chute du régime par de jeunes officiers. Surtout dans la manière où les choses se sont déroulées lors du renversement du pouvoir, sans bavures ni versement de sang ne sont enregistrés après le coup d’État. C’est nouveau dans l’histoire du pays qu’un coup d’État se termine de la sorte. C’est dans cette optique que beaucoup de personnalités du pays, notamment des anciens militaires en retraite, demandent aux jeunes officiers en leurs termes « de rester dans leurs bottes et… la Mali au-dessus de tout ». Le constat amer a été le cas en 2012, quand des politiciens se sont mêlés, pour de soi-disant refondations de la dignité du pays. Ç’a donné quoi ? La dégradation pure et simple de l’image du pays. Aujourd’hui aussi, on entend que des politiques ont essayé de soudoyer ces jeunes officiers après la chute. C’est pour éviter ce genre de comportement que l’Imam Dicko, qui fut un grand acteur de cette chute du pouvoir, est sorti dire que « ce n’est pas des chèques en blanc … qui vont construire le Mali nouveau ». Au vu de ces intentions par certains vautours, qui ne vont cesser leur de s’arrêter après un premier, n’est-il pas important de craindre la perte de tout ? Chaque jour apporte son lot de bavardage. Nous apprenons ainsi que, l’ex-PM, Soumeilou Boubeye MAïga aurait rendu visite nuitamment à l’Imam Dicko. Pour quelle raison ? Chacun y va de son commentaire. Les Maliens, après tout ce qui s’est passé, pourraient se laisser berner une fois de plus ? Pourtant, s’il est vrai que le peuple s’est décidé à prendre son destin en main et faire partir ce régime de corruption, il faut en tout cas s’assurer que le nouveau Mali en gestation soit plus mieux. En tout cas, il ne faut pas qu’après, on vienne nous dire que si l’on savait. Les dés sont jetés, le CNSP est en train d’aller en douceur pour éviter tout obstacle. Mais déjà, il y a celui des syndicats des Enseignants sur leur chemin. Devons-nous avoir la crainte de perdre tout ? Encore une fois, la vigilance prévaut.

 

Lansine Coulibaly

 

Malick Diancoumba

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