mardi 29 septembre 2020
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Ultimatum de la CEDEAO donné à la junte malienne : Faut-il céder à la pression ? 

Les États de l’Afrique de l’Ouest, Cédéao, maintiennent leurs sanctions contre le Mali. Ce lundi, ils ont poussé le bouchon un peu loin. « La CEDEAO donne un ultimatum de huit jours à la junte pour mettre en place une transition dirigée par un Président et Premier ministre civil ». Cette demande sera-t-elle honorée par les autorités au pouvoir ? C’est la principale question qui se pose. Quand même pour certains habitants de Bamako, ce n’est pas à la CEDEAO à décider de ce qu’il faut pour le Mali.

Assimi Goita, le président du Comité National pour le Salut du Peuple, le désormais homme fort du Mali depuis le 18 août dernier, n’a que jusqu’au 15 septembre 2020 pour répondre favorablement aux exigences de la Cédéao.

Cet ultimatum a été lancé lundi dernier par les chefs d’État de la CEDEAO. C’était au cours du 57e sommet de l’organisation tenu à Niamey, au Niger. Selon le président en exercice de la CEDEAO, le Nigérien Mahamadou Issoufou, « le temps des coups d’État dans l’espace de la Cédéao est révolu ». Il demande ensuite à la junte « un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques » dans le pays.

La Cédéao maintient également le délai d’un an pour la transition. Selon le ministre nigérien des Affaires étrangères, Kalla Ankourao, « au-delà de cette date, plusieurs institutions internationales risquent de quitter le Mali, condamnant ainsi le peuple malien. »

Cependant, la junte parviendra-t-elle à respecter cet ultimatum ? Cette question a  une réponse même avant la fin de semaine, car la population se prononce déjà. Selon certains citoyens, « la CEDEAO parle pour ne rien dire ». Ils soutiennent que « c’est un problème  malien et c’est aux Maliens de décider de la personne qu’il faut pour la transition ». La majorité des personnes que nous avons approchées sont pour cet avis. « La Cédéao est censée nous aider à sortir de la crise qu’on traverse et non le contraire », dit Fouseyni Traoré, employé dans une agence d’assurance de la place.

Cet ultimatum de la Cédéao intervient quelques jours après la validation des termes de référence sur la transition à Bamako et dans les régions. Dans les premiers rapports de ces ateliers dans certaines régions, les avis sont divers sur le profil du futur président de la transition. Si Mopti, Tombouctou et Ménaka sont pour un militaire à la tête de la transition, Kayes, Koulikoro, Ségou et Gao optent pour un civil.

En attendant d’y voir clair, le CNSP convie toutes les forces vives de la nation à une concertation nationale du 10 au 12 septembre prochain au CICB. À travers ces échanges prendront part, les délégués nationaux et la diaspora malienne pour parler de la gestion de cette transition.

Haidara

 

Malick Diancoumba

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