mardi 29 septembre 2020
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TRANSITION MILITARO-POLITIQUE : Le paquebot CNSP vacille  

Le renversement du Président IBK a causé bien plus de dégâts et mis davantage en péril le devenir d’une bonne relation sous-régionale et internationale pour notre pays. Le CNSP, se disant agir dans l’intérêt du Peuple, aura fort à faire pour redresser la vapeur.

Difficile de trouver des solutions à tous les problèmes de l’État à peine arriver aux affaires par un Coup d’État. L’étau se resserrerait sans doute entre eux le Colonel Assimi Goïta, chef de la junte et la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Pour tenter de redresser le pays, les militaires demandent au Peuple du Mali d’avoir une grande confiance en eux. Hélas, quelle confiance peut-on s’attendre de la part des Maliens à leur égard ? Surtout la manière dont le Président IBK a été renversé le 18 août 2020. Dans un pays où tout est urgent. En effet, depuis la réapparition publique de certains membres de la junte le vendredi 21 août dernier à la place de l’indépendance lors du rassemblement patriotique du M5-RFP, de nombreux sont les Maliens qui n’accordent plus leur confiance en ces militaires. Car leur volonté de changement et d’impartialité a été alors mise en cause. C’est une page de l’histoire de notre pays qui s’écrit. Ce coup d’État salué, comme les précédents, par le plus grand nombre des Maliens, ne serait pas une porte de sortie pour tout le Peuple. Contrairement à ce que beaucoup pensent. La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dépêché une mission à Bamako après un sommet exceptionnel par visioconférence. De fortes de sanctions ont été apposées à notre pays pour qu’un retour à l’ordre constitutionnel revienne. Cette mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Good Luck Jonathan, a eu des négociations houleuses avec la Junte. En effet, il ressort de nombreuses sources, que les putschistes réclameraient une Transition de trois (03) afin de permettre un redressement rapide du pays. Mais le plus dur, à notre avis, sera sans l’ombre d’un doute le président de Transition qui sera choisi. Qui sera le Président de Transition ? Un militaire ou un civil. Les deux (02) options sont sur la table. Or, la CEDEAO privilégie un gouvernement de Transition dirigée par un civil qui organisera ensuite des élections pour rétablir l’ordre constitutionnel. Face à ces propositions, le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) perdrait des privilégiés. Comme pour dire tout simplement que le paquebot à bord duquel l’embarcation a été faite vacille sur un fleuve proche à l’ébullition.

Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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