samedi 4 avril 2020
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SUR LES VIGNETTES « DEUX ROUES » : Le receveur-percepteur du district s’explique

« Nous sommes au mois de mars, le premier trimestre de l’année bien attendu c’est la vente des vignettes. Le premier trimestre c’est généralement la période où les contribuables s’acquittent de leurs impôts et taxes. Maintenant pour notre cas, c’est la vignette. Donc nous avons commencé la vente depuis le 16 février avec un peu de retard par rapport aux années précédentes ».

Parlant de la procédure quand les gens viennent, ils viennent avec les pièces de motos soit la facture d’achat de la moto ou une vignette des exercices passés, l’année dernière par exemple. « Au vu de ces documents bien sûr plus le tarif de la vignette qui fait 6000 F pour certaines motos, 12 000 F pour d’autres, 3000 F pour les plus petites et 1500 F pour les vélos. Comme ça avec le document en plus du tarif de la vignette, nous la leur livrons ».

Depuis l’année dernière la vignette est informatisée. « De toutes les façons nous avons dix guichets ici qui fonctionnent. Malgré l’affluence aujourd’hui puisque les gens viennent en très grand nombre, sérieusement parlant, nous vendons 4000 vignettes, souvent même on peut aller jusqu’à 5000 par jour ».

Sidy Coulibaly Stagiaire

ENVIRONNEMENT : Bamako sous le diktat des sachets plastiques

Diakité Sadio, enseignant vacataire à l’Université des sciences et techniques de Bamako nous parle de la problématique l’assainissement dans la capitale.

Cette question pose énormément de problèmes en Afrique. Notre pays est un cas particulier surtout dans la capitale.

Cependant à Bamako un certain nombre de nos quartiers comme Lafiabougou, Bozola, Bagadadji, Sikoroni, Banconi, Korofina sud, Nafadji, Doumanzana… font face à des problèmes comme l’utilisation néfaste, la mauvaise gestion des sachets plastiques, le creusement de toutes sortes de fossés de toilette, l’écoulement de ces fossés en plein cœur de la rue, le rejet des eaux usées par les femmes dans les rues, les caniveaux sont bouchés et devant ces caniveaux certaines femmes s’y installent pour vendre des aliments sans autorisation par la mairie. Je trouve cela nuisible à la santé. Sinon, si le service d’hygiène jouait réellement son rôle, on n’en serait pas là.

Concernant les routes publiques, les goudrons sont couverts de poussière ; cela rend la route difficile à pratiquer pour les usagers. En parlant de mauvais stationnement des Sotrama, des taxis, et ainsi que bien d’autres véhicules tels que les voitures personnelles et celles de transports, aussi bien des camions et remorques s’arrêtant anarchiquement au bord des routes. Ces actes irréfléchis sont à la base de nombreux accidents graves et souvent même mortels dans la capitale.

Il faut souligner aussi que nous subissons des conséquences liées au changement ou au réchauffement climatique.

Tous ces points qu’on a dit au préalable peuvent être considérés comme les problématiques de l’assainissement, tout ceci c’est d’abord nous nous-mêmes, c’est-à-dire la population. L’incivisme et le laisser-faire ont eu du culot dans notre capitale ce qui est la cause directe d’insalubrité.

En ce concerne les dépôts d’ordures, certes ils doivent être gérés par la mairie, mais qu’on se demande est-ce que la mairie est responsable quand X part jeter ses ordures là où il ne devrait pas ? Non ! Dans certains quartiers de la capitale tels ceux cités ci-dessus, les eaux usées sont déversées en plein rue. Malheureusement chacun pense que c’est à l’autre de prendre ses responsabilités oubliant que la responsabilité de la propreté incombe à sa personne d’abord. Sinon je ne fais pas fi du fait que le gouvernement a un rôle capital à jouer, voire primordial, mais tant que la population ne joue pas son rôle de premier soldat contre l’insalubrité, les efforts du gouvernement seront comme une goutte d’eau dans l’océan. Comme on dit l’adage : « Si chacun balaie devant sa porte, la ville serait propre ».

Parlant de comparaison, il suffit prendre l’exemple d’Ozone-Mali comme quoi l’entreprise essaye de faire comme si elle peut, mais malgré les efforts le changement est moindre. C’est pareil aussi avec les efforts du gouvernement.

Par contre quand on prend l’exemple sur la Côte d’Ivoire qui est un pays ayant connu des années de guerre, mais malgré tout cela n’a pas empêché le dit pays de se hisser au concert des pays qui ont une capitale assez propre. On peut affirmer sans risquer de nous tromper que la population et le gouvernement doivent travailler main dans la main pour restaurer l’image d’antan de notre capitale ; à savoir Bamako, ville propre.

En plus de la Côte d’Ivoire, il y a le Sénégal aussi qui dépasse de loin le Mali en matière d’assainissement.

Partant de cette idée, vous conviendriez avec moi que la comparaison avec les autres pays de l’Afrique n’a pas lieu d’être, vu que leurs rues ont tendance à rappeler certains voyageurs ou bien visiteurs des villes européennes.

D’aucuns peuvent dire que c’est tout simplement parce qu’ils sont plus riches que nous. Si cela s’avère, pourquoi alors les Américains veulent coûte que coûte visiter Paris alors que les USA, c’est la première puissance mondiale ? C’est plutôt une question de civisme. Sinon riche ou pas, je pense que si chacun s’y met, on peut et on doit aider le pays à être attirant.

Sidy Coulibaly Stagiaire LA LETTRE DU MALI

Djibril Coulibaly

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