lundi 21 septembre 2020
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Sommet extraordinaire de la CEDEAO : Les chefs d’État disent tout sauf le départ de Boubou Cissé

Après mille tours, les chefs d’État de la CEDEAO ont posé un premier pas vers la résolution de la crise malienne. Réunis en sommet extraordinaire par télé-conférence hier, 27 juillet 2020, les 15 chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest ont fait des recommandations pour tenter de ramener la stabilité. De l’autre côté, l’on attend la réaction de l’Imam Dicko et celle des leaders du M5.

La feuille de route proposée par la médiation de la CEDEAO dirigée par l’ancien Président Nigérian Goodluck Jonathan a été unanimement appuyée par les chefs d’État de la CEDEAO. Ils ont exigé la mise en application de certaines mesures.
En effet, il s’agit de «la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le président du Parlement ». La CEDEAO demande à la majorité présidentielle de tout mettre en œuvre pour obtenir la démission de ces députés qui ouvrira la voie pour l’organisation des élections partielles. L’Assemble nationale, précise les conclusions, pourra fonctionner avec 116 députés en attendant.
De son côté, le Président ivoirien, Alassane Ouattara affirme que la crédibilité de la CEDEAO est mise en jeu dans cette crise. « Nous sommes du côté du peuple malien, mais nous ne sommes pas du côté du désordre », a souligné le président ivoirien.
Par ailleurs, l’organisation sous régionale exige « une recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali ». Les députés restants à l’Assemblée nationale proposeront ses membres après la démission des 31 députés. Au cas échéant, le président fera usage de l’article 50 de la constitution pour nommer les neuf (9) membres de la Cour Constitutionnelle.
Les chefs d’État ont encouragé la mise en œuvre d’un gouvernement d’union avec la participation de la société Civile, l’opposition et particulièrement le M5-RFP afin de contribuer à résoudre les problèmes de la gouvernance qui affectent le pays. « La tâche prioritaire de ce gouvernement d’union nationale sera de mettre en œuvre toutes les réformes, recommandations et décisions du Dialogue National Inclusif et de traiter des questions de gouvernance », stipulent les recommandations de la CEDEAO.
La CEDEAO recommande aussi qu’une « commission d’enquête soit mise en place pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entrainé les décès et les blessés les 10, 11 et 12 juillet 2020 ainsi que la destruction des biens publics et privés ».
Elle recommande que soit mis en place un comité de suivi composé de toutes les couches de la société malienne surtout le M5-RFP.
Toutefois, l’organisation sous régionale met en garde tous ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise. Il est prévu des régimes de sanctions à l’encontre tous les acteurs contrevenants dans la mesure où il est fixé le 31 juillet prochain comme date butoir pour la mise en œuvre de ces recommandations.
Alors que l’Imam Dicko et les leaders du M5-RFP réclament la démission du Président IBK, dans le cas échéant la nomination d’un Premier ministre de pleins pouvoirs à part la dissolution de la Cour Constitutionnelle et de l’Assemblée. Face à une telle situation, l’on attend la sortie officielle du M5-RFP et surtout de l’Imam Dicko. Seront-elles à la hauteur des attentes des contestataires surtout qu’un gouvernement partiel de six (6) membres vient d’être publié hier?
Bourama Kéïta

Malick Diancoumba

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