vendredi 3 décembre 2021
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SOMMET AFRIQUE-FRANCE DE BAMAKO : 33 Chefs d’État, 6 vice-présidents, 7 Premiers ministres et plusieurs autres délégations ont répondu présents

Le Mali aura réussi le pari de l’organisation du 27ème Sommet Afrique-France tenu à Bamako les 13 et 14 janvier 2017 au Centre international de Conférences, rénové pour la circonstance. Pour la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, 33 Chefs d’Etats, 6 vice-présidents, 7 premiers ministres et plusieurs autres délégations conduites par des ministres des affaires Etrangères et de responsables d’organisations internationales ont répondu présents à ce grand rendez-vous.
Après la cérémonie d’ouverture, deux réunions à huis clos entre les Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique et de la France étaient au programme. La première séance de travail à huis clos était sur le thème « Paix et Sécurité » et le second huis clos a porté sur les questions de l’économie et de développement, surtout du continent africain où, le président Hollande a promis 23 milliards d’Euro au profit des Etats africains sur la période des cinq années à venir notamment avec aussi la création d’un fonds d’investissement africain cogéré par une équipe franco-africaine.
Vu la situation d’instabilité sur le continent, les Chefs d’Etat et de Gouvernement présents au Sommet ont rappelé le caractère central de la formation des soldats africains pour les besoins de sécurité nationale et des opérations de paix. Dans ce domaine, la France s’est engagé à former plus de 20.000 soldats par an. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont aussi souligné la nécessité d’une réforme urgente des Nations-Unies, notamment de son Conseil de Sécurité, par un élargissement de sa composition dans deux catégories de membres avec une présence accrue de l’Afrique, y compris parmi les membres permanents. Et cela, afin de rendre l’ONU plus représentatif du monde contemporain.

Ils ont dit…
Ibrahim Boubacar Keita, président du Mali, «Le peuple malien n’oubliera jamais ce qu’il vous doit»

«Le Sommet n’est pas seulement un grand rendez-vous politique et diplomatique. Il ouvre un espace d’échanges pour les forces économiques et sociales qui, par la création de richesse, incarnent les atouts et l’avenir de nos Etats. Le 7 novembre 2013, à l’occasion du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, vous avez fait la proposition de tenir à Bamako le présent Sommet. Vous l’avez fait alors que le Mali n’était pas définitivement sorti de la grave crise politico-sécuritaire qui l’avait ébranlé jusque dans ses fondements. Votre initiative traduisait la confiance que vous avez dans la capacité de notre pays de renouer avec l’ambition après avoir subi l’épreuve. Les chefs d’Etat présents ont accueilli favorablement votre proposition, renouvelant ainsi une fois de plus le soutien qu’ils n’ont jamais cessé de nous apporter.
Votre solidarité envers notre pays, Monsieur le Président, vous l’aviez auparavant manifestée de manière décisive dans la circonstance la plus difficile qu’ait traversée notre Nation. Le 11 janvier 2013, vous avez répondu positivement à une demande du Président de la République par intérim, M. Dioncounda Traoré, et de la CEDEAO, notre Communauté Economique Régionale et vous avez autorisé le déploiement de l’opération Serval. Celle-ci a stoppé l’avancée des troupes terroristes et neutralisé la menace qui pesait sur l’existence même de l’Etat malien. Ce jour-là, le destin du Mali tenait à une décision résolue et rapide de votre part. Et cette décision, vous l’avez prise, Monsieur le Président, sans hésitation.
Alors que nous venons de célébrer le quatrième anniversaire de cette opération salvatrice, vous avez voulu, Monsieur le Président, aller à la rencontre des populations de Gao. Gao, la martyre qui a subi les affres de l’occupation terroriste la plus brutale. Mais aussi Gao la résistante qui dans les heures les plus sombres a courageusement défendu son appartenance au Mali. Mais également Gao l’emblématique qui fut la première grande ville malienne libérée par l’opération Serval et les troupes maliennes. Les Gaoises et les Gaois vous ont témoigné de manière éloquente leur gratitude, à vous et à la France. Pour ma part, je tenais à vous redire ici, Monsieur le Président, que le peuple malien n’oubliera jamais ce qu’il vous doit».

François Hollande, président de la France, « La France restera aux côtés du Mali jusqu’à ce que l’autorité de l’Etat s’affiche sur toute l’étendue du territoire national »

Dans son intervention, le président Hollande a salué l’organisation réussie du Sommet par le Mali qui sort, dit-il d’une crise. Il indiquera qu’il y a peu d’exemples au monde où cela peut être possible. Cette organisation du Sommet à Bamako, reste une affirmation de volonté mais aussi un défi sécuritaire. «La France restera toujours aux côtés du Mali, jusqu’à ce que l’autorité de l’Etat s’affichera sur toute l’étendue du territoire national. En intervenant militairement au Mali, la France acquitte une dette pour les soldats morts pour la France » a-t-il ajouté. Il a indiqué au passage qu’il ne peut y avoir de maitrise de l’immigration sans stabilité politique. La France n’est pas en Afrique pour capter ses ressources mais pour renforcer la capacité de ses forces de Défense et de Sécurité. Ainsi, il a annoncé la formation de 25 000 soldats africains, surtout dans le domaine du déminage et des forces spéciales. Sur le problème gambien, il a dit clairement que «le choix du peuple gambien en faveur du président Barrow doit être respecté ».
À retenir aussi que le Président tchadien en sa qualité de président exercice de l’UA a tenu un discours où il a invité l’Union des pays africains pour une stabilité du continent.

Abdoulaye Diop, ministre en charge des Affaires étrangères du Mali à l’ouverture de la réunion ministérielle, «Le Sommet s’inscrit désormais, dans une perspective de développement»

«L’intégrité territoriale, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, l’état de droit, l’indépendance des pouvoirs publics, le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression, sont des principes et valeurs que nous, africains et français, proclamons tous, mais qu’il nous faut concrétiser davantage de manière plus décisive. Sur un tout autre plan, notre Continent représente un formidable espace d’opportunités économiques et d’investissements, ouvert à un partenariat international équitable. Aussi, s’inscrit-il, désormais, dans une perspective de développement, en particulier dans plusieurs champs sectoriels comme ceux de l’infrastructure, des nouvelles technologies de communications, des énergies renouvelables et du tourisme ».

Bakary Togola, président de l’APCAM, «Ce Sommet permettra la concrétisation de beaucoup de choses »

Pour moi, ce Sommet permettra la concrétisation de beaucoup de choses, car sans paix il n’y a pas de développement. Et pour avoir la paix, il faut se calmer et travailler. Vu la situation dans laquelle le Mali se trouve, pouvoir organiser un tel Sommet reste très important pour le pays. Le président de la France a parlé des engagements qui confirment que si la France et l’Afrique se donnent les mains, beaucoup de projets peuvent être concrétisés. Avec la crise, tout ce que nous sommes en train de faire, sera voué à l’échec sans l’aide de la France et, il faut reconnaitre cela. On doit accompagner nos autorités. Parce qu’un pouvoir a toujours besoin de cela. Je pense qu’avec les résultats de ce Sommet, chacun va tirer ses leçons et profiter.
Par Dieudonné Tembely

Djibril Coulibaly

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