mardi 29 septembre 2020
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SITUATION DES TRAVAILLEURS DE L’HUICOMA : L’UNTM met les points sur les « i »

Les responsables de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) étaient face à la presse le mercredi 10 janvier à Bourse du Travail. Il s’agissait pour la première centrale Syndicale d’informer l’opinion nationale sur le problème de compression des travailleurs au Mali. Selon l’UNTM l’Etat doit au total 12 milliards aux travailleurs concernés dont 8 milliards à ceux d’Huicoma SA de Koulikoro.

Yacouba Katilé, secrétaire général de l’UNTM a présidé la rencontre. D’entrée de jeu, l’UNTM a précisé que de manière générale, l’Etat doit 8, 464 milliards FCFA aux travailleurs de l’Huicoma. Les responsables de la centrale syndicale ont invité l’Etat à tenir ses engagements pour le paiement de ce montant aux travailleurs compressés.

Selon les conférenciers, sur la situation des compressés de l’Huicoma de Koulikoro, le gouvernement a fui le débat contradictoire. M. Diarra affirme que l’UNTM ne se reconnaît pas dans ce qui a été dit dans le rapport du gouvernement qui avance : « dans le cas spécifique de l’Huicoma de Koulikoro, l’Etat ne doit que 300 millions », a-t-il prévenu. Aux dires de Seydou Diarra, dans le document que l’UNTM a envoyé, l’Etat doit 8 milliards de nos francs aux travailleurs de l’Huicoma. « Là où nous sommes aujourd’hui, l’Etat doit de manière générale 8 464 565 505 052 CFCFA aux travailleurs de l’Huicoma », a-t-il déclaré.

Après avoir rappelé le protocole d’accord signé entre le gouvernement et l’UNTM en 2014, le conférencier, Yacouba Katilé a fait savoir qu’à la date d’aujourd’hui, la situation de paiement des compressés du Mali ne bouge pas. Avant de déplorer le fait que le gouvernement rencontre seulement les membres de l’Huicoma de Koulikoro sans l’UNTM qui mène le combat à Bamako et qui a d’ailleurs fourni à l’Etat toute la documentation sur cette affaire.

Pour le secrétaire général, l’Etat doit beaucoup aux compressés. Il a rappelé que l’Etat n’a pas respecté les résolutions de l’accord qui a été conclu en 2010 avec l’Huicoma, l’UNTM, le patronat. Selon ses dires, l’Etat s’est engagé à payer les arriérés des salaires de 194 travailleurs ; des indemnités de réinsertion pour les travailleurs licenciés pour motif économique, contraints à la retraite, des saisonniers permanents, les travailleurs n’ayant pas bénéficié de prolongation de l’Age de partir à la retraite et les partants volontaires, tout cela devrait être prélevé sur les 2 milliards 100 millions mis à sa disposition. Quant à l’Huicoma, elle s’est engagée à payer des indemnités légales à tous les travailleurs licenciés et partant volontaires.

M. Seydou Diarra, président de la Commission de négociation avec le gouvernement, a rappelé que c’est le manque de documentation du côté du gouvernement qui a beaucoup joué sur la négociation au début. « Au départ, le problème était le manque de la documentation au niveau de l’Etat même qui est censé pouvoir garder les archives nationales de ce pays », a-t-il déploré. « Ce qui est très grave, tous les documents dont nous disposons actuellement ont été obtenus grâce à l’abnégation de la direction de l’UNTM », a-t-il ajouté.

En tout état de cause, si le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Diarra Raky Talla, se félicite de la régularisation de la situation financière des compressés de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma-Sa), le Secrétaire générale de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé note une approche plus ou moins négative dans la gestion globale. En clair, Yacouba Katilé reste convaincu que l’Etat du Mali doit encore de l’argent à ses travailleurs en termes de droits et d’indemnité et met quiconque au défi d’apporter la preuve contraire

Amadou Sala Touré LA LETTRE DU MALI

Djibril Coulibaly

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