dimanche 5 juillet 2020
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RETRAIT DE LA CHLOROQUINE ET DÉRIVES DU TRAITEMENT DE LA COVID-19 : L’OMS décide, le Mali réfléchi à la voie à suivre

Le mardi 26 mai 2020, le ministre de la Santé et des Affaires Sociales était l’invité de France 24. De nature optimiste, l’ancien Directeur exécutif d’ONUSIDA a affiché une grande sérénité face à la situation sanitaire dans notre pays. Un optimisme fondé sur la jeunesse de la population, la faible densité et les mesures préventives comme la fermeture des frontières et des écoles, ainsi que le port du masque ont permis d’endiguer la pandémie.

 

L’Afrique ne sera pas le prochain épicentre de l’épidémie après la Chine, l’Europe, les États-Unis et l’Amérique latine ! Telle est la conviction affichée par le Michel Hamala Sidibé sur le plateau de France 24. Il était l’invité de « l’Entretien » de la chaîne française d’info continue le mardi 26 mai 2020. Pour cet intellectuel pondéré, les pronostics de millions de morts sur le continent émis notamment par le Secrétaire-général des Nations-Unies Antonio Guterres ne se réaliseraient. N’empêche qu’ils ont servis à mobiliser l’Afrique.

Pour Michel Hamala Sidibé, ce qui est à redouter dans nos Etats, c’est le « tsunami économique et social » que l’actuel « tsunami sanitaire » va inexorablement déclencher.  Le ministre de la Santé et des Affaires sociales a aussi révélé sur le plateau de France 24 que, suite à la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de suspendre ses essais cliniques sur la chloroquine et ses dérivés, le Mali est prêt à suspendre l’utilisation de la chloroquine dans le traitement de la pandémie. Et cela après avoir consulté les organisations régionales et les voisins à ce sujet.

Le Coordinateur national du Comité de riposte contre la COVID-19 a confié à Studio Tamani que des experts maliens se sont réunis pour permettre au pays d’adopter une position face à cette situation. Pour rappel, l’utilisation de la Chloroquine a été validée au Mali le 01 Avril 2020 par le ministère de la Santé et des affaires sociales.

Certains spécialistes maliens de la santé se disent optimistes. Selon eux, l’organisation mondiale de la santé proposera dans les prochains jours d’autres alternatives moins toxiques que la chloroquine pour le traitement de la maladie à coronavirus.

Toutefois, en l’absence de traitement et de vaccin, le Mali est disposé à essayer le Covid Organics, un remède préconisé par Madagascar et qui a été distribué dans plusieurs pays africains.

L’Organisation mondiale de la Santé a annoncé la suspension temporaire de ses essais cliniques sur la chloroquine pour lutter contre le coronavirus. Cette mesure a été prise suite à la publication d’une étude il y a deux semaines dans la revue médicale « The Lancet ». Le rapport de cette étude indique que le traitement de la Covid-19 avec ce médicament est inefficace et présente des risques.

Suite à la publication de cette, l’OMS a annoncé le 25 mai 2020 avoir suspendu « temporairement » les essais cliniques avec l’hydroxy chloroquine, qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays par mesure de précaution. Selon le directeur général de l’OMS, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, cette étude juge « inefficace voire néfaste » le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine contre la Covid-19.

Les conclusions de cette enquête qui alimente des débats depuis quelques jours au sein du milieu scientifique porte, selon ses responsables, sur l’analyse des données d’environ 96 000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2. Ces patients ont été admis dans 671 hôpitaux entre décembre 2019 et avril 2020. Environ 15 000 d’entre eux ont reçu l’une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l’antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique).

Ensuite ces quatre groupes ont été comparés aux 81 000 malades du groupe témoin n’ayant pas reçu ce traitement, précise les responsables de l’enquête. « Ni la chloroquine ni son dérivé l’hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre la Covid-19 chez les malades hospitalisés. Et ces molécules augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque précisent ces recherches ».

Toutefois cette conclusion n’a pas convaincu de nombreux virologues dont le français Didier Raoult. L’infectiologue a même jugé l’étude « foireuse », car selon lui elle a été réalisée « par des gens qui n’ont pas vu de patients ». Sans compter que, depuis sa publication, l’étude de la revue britannique est questionnée sur ses méthodes par d’autres scientifiques. Et certains hôpitaux cités dans l’étude se sont désolidarisés de ses auteurs apportant l’eau au moulin des partisans du Pr. Raoult. « Son traitement marche. Mais, ce qui dérange c’est qu’il n’est pas cher et est déjà disponible partout et surtout chez les pauvres. Leur nouveau traitement coute 10 000 dollars contre 20 pour la chloroquine », a dénoncé un activiste.

Comme on le constate, la polémique sur la chloroquine et son dérivé l’hydroxy chloroquine n’est pas prête à s’estomper !

Moussa Bolly

Malick Diancoumba

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