vendredi 18 juin 2021
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Report du scrutin référendaire en Guinée: L’obligation de recul de Condé

La nouvelle du report pour deux semaines encore de la tenue du scrutin prévu pour hier dimanche, est tombée le vendredi soir dans le JT de 20h de la RTG. Le président Condé l’a lui-même annoncé.

 

C’est le jour de la fin de la campagne, sentant sans doute le vent lui tourner dos, que le président Alpha Condé s’est résolu non pas à l’annulation pure et simple dudit scrutin, chose qui elle aussi pourrait arriver s’il acceptait la leçon de la sagesse, au report pour deux semaines encore. Mais qu’est-ce qui se serait passé entre temps ? La pression de la rue qui lui préparerait une dure riposte le jour du scrutin, ou une menace de l’armée de le mettre entre parenthèse au moyen d’un coup d’état dont les guinéens sont si friands depuis la mort du général Conté ? A la réponse à notre questionnement, le président Condé a précisé que, «…Ce n’était pas une capitulation, mais par une responsabilité nationale et régionale que nous avons accepté un report, léger, de la date des élections.. » « ..Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade, que le peuple de Guinée exprimera librement son choix à travers le référendum et choisira librement ses députés. »  En vérité, il est apparu clairement que, le président Condé, se sentant isolé a préféré reculer sans doute pour mieux sauter. Mais tenterait –il un nouvel saut ? En tout cas, dans la semaine du scrutin, l’OIF, estimait déjà que, les conditions pour la tenue d’un scrutin libre et transparent n’étaient pas réunies. Et du côté de la CEDEAO et l’UA après avoir tenté une mission de bons offices, elles auraient décidé de ne plus déployer de mission d’observation en raison des risques de violences, donc du report de leurs missions, quoique composées de personnalités d’influence au nombre desquelles, Buhari du Nigéria qui serait très proche de Condé.

Comment  l’opposition inter-prêterait-elle ce recul et quelle leçon le pouvoir en tirerait- il ?

Le FNDC selon son porte-parole Ibrahima Diallo, à en croire Rfi, continuera la lutte jusqu’au retrait complet de ce qu’il qualifie de forfaiture. Pour Mohamed Tall de l’UFR, toujours selon RFI, c’est un recul du pouvoir qu’il ne faut pas vite célébrer.  Une attitude bien comprise du pouvoir qui conseillerait de rester souder et d’accepter de perdre une bataille pour gagner la guerre.

Cheick Alpha Sow

Malick Diancoumba

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