jeudi 23 septembre 2021
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Commission Electorale Nationale Indépendante  ‘’ Le Comité d’audit n’émet aucune réserve sur l’utilisation du fichier électoral du Mali ‘’

C’est à la faveur d’un point de presse animé vendredi 28 février dernier dans la salle de conférence de la Commission électorale nationale Indépendante (CENI) que le Comité d’audit du fichier électoral a rendu publique la synthèse de son rapport. Ledit rapport était présenté par Mme Karine Sahli- Majira, Coordinatrice du Comité et Experte en Élections, en présence du Président de la CENI, Amadou Ba et son homologue de la Délégation Générale aux Élections, Général Siaka Sangaré.

Le comité d’audit a été mis en place par Décision N°001/CENI-2020-P. Il est composé de trois membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI); deux représentants des partis politiques de la majorité; deux représentants des partis politiques de l’opposition; un représentant des partis politiques non affiliés; un représentant du Conseil National de la société civile et trois experts internationaux – mobilisés par CIVIPOL dans le cadre du PAECSIS, à la demande expresse des autorités maliennes et avec l’accord de la Délégation de l’Union européenne.

Ce 29 mars prochain, 7 663 464 électeurs maliens sont convoqués aux urnes, et sont répartis entre 12 469 centres de vote et 22 147 bureaux de vote. C’est  ainsi qu’en a décidé le Comité d’audit du fichier électoral qui était chargé : de la validation des électeurs potentiels, des opérations de radiation et de transfert ainsi que la création des centres et bureaux de vote et l’affectation des électeurs aux bureaux de vote en vue d’identifier les forces et les faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et de définir les mesures correctives applicables.

Le Comité estime que l’inventaire des forces et faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et de son système de gestion ne nécessite pas une action urgente : « le comité ne formule aucune recommandation à mettre en œuvre avant le prochain scrutin», précise la note de synthèse. Néanmoins, le Comité affirme avoir formulé des recommandations à moyen terme (dès la fin des échéances de 2020) et à plus long terme.

Pour la Coordinatrice du Comité et Experte en Élections, Mme Karine Sahli- Majira : « sur la base des analyses et investigations réalisées, le Comité d’audit n’émet aucune réserve sur l’utilisation du fichier électoral du Mali ».

Selon M. Ahmadou Bah, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante : le 25 février dernier, il a été remis officiellement au Premier ministre, le Rapport d’Audit du Fichier Electoral 2020, le processus a été expliqué par le Président de la commission de l’audit, qui est survenu suite à la volonté du gouvernement à la demande de la classe

Il s’agit de rassurer les électeurs et les acteurs politiques d’annoncer le système électoral du gouvernement, demander à la CENI d’organiser un audit du fichier électoral, avec beaucoup d’insistance et à l’unanimité avec la participation des représentants de la majorité, de l’opposition, de la société civile et des non-alignés ; avec les experts de la CENI, et appuyés par des internationaux, avec l’aide et l’assistance de l’Union européenne, pendant 6 jours, de façon transparente, dans la convivialité pour à y parvenir à ce résultat.

« Après toutes les vérifications, il s’est avéré que nous avons un fichier fiable, qui nous permet d’organiser l’élection des députés le 29 mars prochain pour le premier tour et le 19 avril, pour le second. Cependant, notre fichier électoral a des faiblesses, qu’il faut chercher à corriger : la première faiblesse est la présence dans le fichier électoral des personnes décédées, en tenant compte des projections de 11/1000 de décès pour la population globale du Mali, ce taux de présence dans le fichier d’électeurs décédés  a été estimé à 5 %, d’où 400 000 électeurs, qu’il faut radier. Le CTDEC ne procède jamais à la radiation, s’il n’y a pas un acte de décès, alors que les déclarations de décès ne sont pas courantes. Le second problème est l’inscription des jeunes. Ceux de moins de 26 ans ont un taux d’enregistrement de 22%, alors que de 26 ans et plus, on est à 70% d’inscription sur les listes », a-t-il avancé.

Avant d’inviter le gouvernement à imaginer des stratégies pour faire venir les jeunes à se faire inscrire, de façon  pratique : « aujourd’hui un jeune peut être enrôlé dans les bases de données de l’État civil, mais il faut avoir 15 ans pour qu’on prenne ta photo et tes empreintes digitales. Ces jeunes ne doivent pas être laissés dans leur pauvre voie, tant qu’on est dans un système d’inscription d’enrôlement automatique ».

« Pour parvenir à des élections inclusives et apaisées, dans leur rôle de citoyens, ils doivent appeler les électeurs à venir exercer leur droit de vote et  qu’ils soient d’accord avec les listes. Leur droit c’est d’exprimer un vote », a-t-il conclu.

Aïssétou Cissé

Djibril Coulibaly

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