jeudi 6 mai 2021
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Régler ses comptes dans les urnes

A l’analyse des évènements survenus courant semaine dernière à Bamako, précisément en Commune IV du District de Bamako, certains observateurs da la scène sociopolitique nationale étaient en passe de d’estimer qu’il y a en couvaison une intention de coup d’Etat contre le régime d’IBK.

En effet, au niveau des quartiers populaires de Bamako, l’on se voyait dans l’obligation de manifester pour soutenir un activiste contre le régime en place. Ce, en défendant un individu dont les véritables intentions restent à définir en s’en prenant aux structures de l’Etat par lynchage médiatique. En se croyant tout permis, Ras Bath, puisque c’est de lui qu’il s’agissait, serait allé, à l’avis de certains proche du Procureur Général, jusqu’à se mêler à des secrets d’Etat et de défense. Ce qui semblerait inadmissible du côté du Ministre de la Justice, Me Mahamadou Ismaël Konaté.
Certes, Ras Bath, dès qu’il a été poursuivi par la justice, il est parvenu à provoquer des scènes de violences à une dimension inimaginable en Commune IV du District de Bamako, sa zone d’habitation qu’il partage avec le Président de la République. Mais, en réalité, ce Petit Bathily n’est que la partie immergée de l’iceberg ; c’est-à-dire, la plus importante partie cachée d’une affaire. Convenons en parfaitement que cette interpellation est intervenue à un moment où la majorité des populations de Bamako ne décolère pas face à l’opération de démolition de leurs lieux de gagne pain arbitrairement entreprise par  Mme le Gouverneur du District. Donc, c’est la Policière Ami Kane qui a ouvert la boîte de Pandore. C’est elle qui ouvrit le vase où les régimes précédents avaient laissé enfermées les misères des jeunes et des pères de familles de Bamako, quasiment tous des débrouillards.
En somme, l’interpellation de Ras Bath n’a été qu’une directe des actes de violences déplorés dans la journée du mercredi 17 août 2016.  La  cause indirecte ou politique même reste liée à l’opération de démolition des biens d’autrui.
Ce jour, Bamako était à feu et à sang : des morts d’hommes, des blessés et plusieurs dégâts matériels causés à l’Etat.
Mais, au lieu de songer au dédommagement des victimes, l’Etat et les services de renseignements sont parvenus à une conclusion relative à une grave menace de coup d’Etat. Et, pour parvenir à corroborer cette supposition, on met le bouc émissaire en liberté provisoire avec des mesures judiciaires synonymes à une épée de Damoclès sur sa tête. De mal en pis, le pouvoir en place multiplie les mesures répressives sur un autre plan: la mise sur écoute les communications téléphoniques des citoyens puis la coupure des réseaux sociaux, principalement le Face book. Sur fond d’amateurisme technique et juridique palpable, on censure la population et personne n’est épargnée.
En attendant de démasquer les vrais auteurs de cette manœuvre digne des autres époques, force est reconnaitre que toute acte violence et d’arbitraire aussi dans un Etat de démocratie doit être sanctionné sans état d’âme.
Donc, depuis le mercredi 17 courant, la résidence du Président de la République ressemble à une forteresse. Mais, toutefois,  les victimes de l’opération de démolition entreprise par Mme Sako Aminata Kane, tous devenus des mecontents du régime d’IBK, doivent savoir attendre jusqu’en 2018 pour régler comptes dans les urnes au lieu dans les rues.
LE Fouineur

COULIBALY

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