dimanche 26 septembre 2021
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Pris entre gaz lacrymogène et course poursuite lors de la marche d’hier: Les enseignants exigent «la démission immédiate de Dr Boubou Cissé et de son Gouvernement »

La manifestation des enseignants grévistes d’hier 11 mars 2020, a dégénéré dans le centre-ville de Bamako. Des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui se sont dispersés dans les quartiers de la commune III près du monument de l’indépendance. Cette manifestation a occasionné des blessés et des destructions de biens publics.

 

Le gouvernement malien et le collectif des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 après l’échec de la dernière rencontre de négociation sont désormais sur un pied de guerre. Les dernières négociations, ouvertes lundi dernier, ont échoué. Les enseignants grévistes continuent d’exiger l’application de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Au regard des scènes qui ont émaillé la marche de mercredi, il va sans dire que les deux parties ne sont pas prêtes à mettre de l’eau dans leur vin afin de trouver une solution à court ou à long terme à la crise scolaire qui n’a fait que trop durée en laissant pour compte  des enfants  maliens.

Gaz lacrymogènes, coup de projectiles, courses poursuites sur le boulevard de l’indépendance, c’est ce à quoi l’on a assisté lors de la marche des enseignants pour réclamer l’application de l’article 39.

En effet, la marche d’hier, a encore remis le clou dans la plaie qui saignait déjà au regard de l’ambiance délétère qui existait entre le gouvernement et les syndicats de l’Éducation Signataires du 15 octobre 2016. Il va sans dire que la grève en a pour longtemps, malheureusement. Face à l’incapacité du gouvernement de respecter son engagement qui tente après moult échecs, un passage à force à travers le recrutement des enseignants volontaires, les syndicats de l’Éducation Signataires du 15 octobre 2016 ne veulent plus se faire marcher dessus. Les grévistes veulent par tous les moyens faire valoir leur droit étant donné que le contexte actuel met le gouvernement devant un fait accompli.

Dans une déclaration, les syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC,  COSES, SNEC), ont dénoncé « les mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants » et surtout «l’amateurisme et la négligence qui prévalent  dans la gestion des affaires  des enseignants par Boubou CISSE, Premier ministre ». Pour les grévistes, le gouvernement fait preuve de «l’insouciance vis-à-vis de la question de l’école malienne et  surtout celle des enfants des pauvres ». C’est ce qui caractérise, selon les grévistes « la légèreté et le laxisme du Gouvernement lors des négociations ». 

« Le non-respect des  engagements pris par le Premier ministre, le 04 octobre 2019 et des instructions du Président de la République, le 05 octobre 2019 à l’occasion de la célébration de la journée Mondiale des enseignants au palais de Koulouba; la mort programmée de l’école malienne à travers le recrutement des volontaires dans le système éducatif ; les mensonges d’État du Premier ministre, la prise de position du Président de la République en faveur de la violation flagrante de la loi », sont entre autres les dénonciations des enseignants dans leur déclaration.

Par ailleurs, les enseignants grévistes ont interpelé « l’Assemblée nationale sur la violation de la loi qu’ils ont souverainement votée ; toutes les institutions sur leur indifférence coupable face à la violation des textes de la République ». Mais surtout, ils ont  demandé « la démission immédiate de Boubou Cissé et de son Gouvernement ».

Les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 rappellent aussi qu’ils ne demandent que l’application d’une loi à travers son article 39 qui stipule que : «  Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale». L’on fait face à une guerre ouverte désormais.

Komi

Djibril Coulibaly

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