mardi 25 février 2020
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POLITIQUE AFRICAINE : Des interpellations judiciaires qui bafouent les règles du droit  

 

En Afrique dite francophone, la plupart des Présidents bafouent le droit au profit de la politique. La question que l’on se pose est de savoir, pourquoi les opposants politiques ne sont inquiétés, que lorsqu’ils contrebalancent le rapport de force. De Kalifa SALL à Karim WADE au Sénégal, de Mohamed TOURE de la Guinée, de Nabil KARAOUI de la Tunisie, en passant par le cas de Guillaume SORO de la Côte d’Ivoire, cette mauvaise pratique est plus que jamais devenue une habitude.

 

Au Sénégal, Macky Sall ayant eu peur de ses potentiels rivaux, à savoir M. Kalifa Sall et M. Karim Wade, a utilisé l’appareil judiciaire du pays contre eux, pour s’offrir un chemin sans obstacle et après les élections Présidentielles, il les a fait libérer au nom d’un choix disant réconciliation. En Guinée, le retour avec force du Parti Démocratique Guinéen Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), dirigé par Mohamed TOURE tourmente les tenants du pouvoir guinéen, qui à la suite monte en toute pièce une histoire inimaginable pour essayer de l’écarter. On fera savoir que c’est un enfant adoptif qui porte plainte contre cet opposant guinéen exilé aux États-Unis alors que tout allait bien avant les sorties en force de son parti en 2017. En octobre 2019, l’opposant Tunisien Nabil KARAOUI a subit le même sort que Kalifa Sall. Et aujourd’hui à la veille des élections Présidentielles de 2020, le Candidat Guillaume SORO qui a été Premier Ministre, Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire et qui mobilise chaque jour des masses laborieuses autour de son projet de société fait peur au régime Watara. Du coup, les responsabilités à partager avec Alassane Dramane OUATTARA sont légués à SORO le messager d’hier pour le seul objectif de l’écarter de la course.

 

Tous ces hommes politiques cités ont été interpellés à la veille des échéances électorales dans leurs pays respectifs par les hommes aux commandes au nom du droit. Ils sont souvent accusés de blanchiment d’argent, de détournement de denier public… Pourtant, nous savons tous que c’est par ce qu’ils ont réussi à faire des mobilisations de masses autour d’eux ou de leurs candidats pour les présidentielles. Cette attitude de nos gouvernants, est un enseignement qui encourage les griefs pour lesquels ces candidats sont accusés, aux autres hommes, pourvus qu’ils n’aient pas d’ambition politique pour concurrencer le pouvoir en place. Elle démontre aussi que la justice n’est point indépendante, elle sert toujours les régimes aux commandes. Si le droit n’est pas de la manipulation, les peuples doivent se mobiliser pour le droit populaire.

 

Daouda Z KANE LE CONFIDENT 

Djibril Coulibaly

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