lundi 1 mars 2021
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Peut-on parler d’indépendance?

Cette année, notre Gouvernement a placé la commémoration de l’accession à l’indépendance du Mali sous le signe de la relance économique, politique, et du repositionnement du Mali comme acteur incontournable dans l’instauration de la paix au Sahel et dans le monde. Quelle illusion !

Ce n’est pas après 57 ans que nous allons relancer quoique ce soit. Car, les maux qui affectent notre société s’aggravent de jour en jour. La corruption, l’absence de civisme et d’Etat de droit, le détournement des deniers publics à grande échelle sont les diagnostics décelés au Mali.

De toute évidence, durant toutes ces années, notre soi-disant «Indépendance» n’a engendré au contraire qu’une grande désillusion.

En 1960, l’Indépendance nationale du Mali avait suscité beaucoup d’espoir chez les Hommes doués du sens élevé du patriotisme, les vrais pères de l’Indépendance nationale. Mais, force est de constater qu’après plus d’un demi-siècle, le Mali reste toujours dépendant de ses Ex-colons.

L’indépendance est le refus de toute sujétion, relation de dépendance, pression externe ou contrainte néocolonialiste. Or, cette interprétation ne reflète pas la réalité actuelle du pays.

La dépendance n’a fait que changer de forme : la  servitude. Une configuration bien planifiée et des plus rusées.

Les élections sont mises en scène pour séduire les « Maîtres », passage obligé sur les plateaux et antennes internationales, RFI, France 24 et autres…Et lorsqu’enfin le choix est fait, cette personne accède au pouvoir, et devient, de suite, un ploutocrate népotique.

Avant la fin de son quinquennat, que pourrait  faire IBK pour regagner la confiance des 77% des Maliens qui lui ont accordé un crédit ? Difficile à savoir.

Tout compte fait, rien n’accrédite pour l’instant un décollage économique réel au Mali. Notre pays ne dispose ni d’infrastructures ni de services publics fiables. Plus grave, l’absence d’Etat de droit place les investisseurs potentiels dans l’insécurité totale. Cela, de sorte que les talents maliens sont soient campés, ou contraints d’émigrer.

Toutefois, si dans cette phase de son Histoire, notre pays avait eu la  chance d’être dirigé par des Chefs qui avaient mis l’intérêt public en avant avec beaucoup d’efforts et de sacrifices, le Mali d’aujourd’hui aurait été un grand pays bâti dans le bien-être du présent et du futur de son Peuple.

Neïmatou Naillé Coulibaly

 

Rédaction

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