mardi 30 novembre 2021
Accueil | Société | Opération ville morte dans la Cité des Askia : Hommage maniéré rendu aux victimes de l’attentat de Gao

Opération ville morte dans la Cité des Askia : Hommage maniéré rendu aux victimes de l’attentat de Gao

L’attentat meurtrier  orchestré, le mercredi dernier, dans le camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), dans la ville de Gao, continue à faire  évoluer en hausse son bilan : plus de 100 morts et plus d’une centaine de blessés. L’ignominieux acte des terroristes a provoqué une émotion  profonde  chez les populations de la Cité des Askia, Gao. A cet effet, ces dernières ont décrété une journée de ville morte qui a été observée à la lettre dans toute la ville.

A leur tour, les Populations de Gao ont programmé d’exprimer à leur manière leurs sentiments après l’inhumation des victimes de l’attentat qui a durement éprouvé leur cité.

En effet, il y a été initié, après les funérailles d’hier lundi 23  janvier, une gigantesque marche pacifique. En plus de cette action à l’honneur de toutes les victimes de cette attaque terroriste barbare, il a été décrété à travers toute la  ville ‘’l’opération ville morte’’. Selon les initiateurs, c’est une manière pour eux d’extérioriser, au-delà des trois jours de deuil national décrété par le Président de la République sur toute l’étendue du territoire national, le sentiment de consternation et de douleur des Habitants de toute la Région de Gao, d’une part. Et, de l’autre, de transmettre le message de condoléances généralisé aux familles des victimes de l’attentat du mercredi 18 janvier dernier.

L’opération de cette journée de ville morte a concerné de fermer tous les marchés et autres boutiques dans la ville de Gao. À travers les radios locales, les populations ont été invitées, à l’avance, à faire appliquer la décision de l’arrêt total de tout mouvement lié au commerce, au trafic, à l’administration, aux transports ou aux travaux champêtres.

C’est ainsi, même en dehors de la ‘’ville sans marché’’, les populations se sont aussi retenues d’effectuer leurs déplacements habituels en motos ou en véhicules. C’est uniquement les pharmacies, les véhicules médicaux ou de l’armée, qui étaient autorisés d’office de faire quelques déplacements afin d’assurer les services minimums requis lors de cette ‘’opération de  journée ville morte’’ observée à Gao.

Par ailleurs, l’opération a interdit toute sortie ou entrée dans la Cité des Askia, durant la journée d’hier, lundi 23 janvier 2017. Même les compagnies de transport interurbain n’ont pas pu effectuer  leurs  voyages habituels. Ce, ni pour sortir  et encore non plus pour entrer dans la ville. Au moment où nous mettions sous presse, l’opération était largement suivie par les différentes couches socioprofessionnelles dans de Gao. Selon des sources contactées, des comités de vigilance étaient érigés au niveau des postes de contrôle à l’entrée de la ville pour veiller  au strict respect de la décision de ‘’l’opération journée morte’’ dans la Cité des Askia.

Faut-il rappeler que, dès après cet odieux acte terroriste,  le Chef de l’Etat a décrété un deuil national de trois jours, et a dépêché sur les lieux du crime une forte Délégation  (composée, notamment, des Ministres et Députés) avant de se rendre lui-même sur le terrain pour exprimer les sentiments de compassion de toute la Nation au MOC, aux familles des victimes et à toute la Région de Gao.

Donc, c’est dans cet esprit que les Populations éprouvées de Gao ont jugé nécessaire, à leur manière eux aussi, la présente journée de ville morte pour rendre hommage à toutes les victimes de cette barbarie sans précédente dans notre pays.

Oumar Diakité : LE COMBAT

COULIBALY

Voir aussi

Polygamie : Des femmes  témoignent sur comment elles en ont été informées

  Au Mali, le code de la famille prévoit l’option du régime polygamique pour un …

Laisser un commentaire

error: Contenu est protégé !!
Aller à la barre d’outils