vendredi 25 septembre 2020
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Manifestation de ce mardi 11 août : Point vélique du navire présidentiel s’embrase

Le mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) donne le ton d’une nouvelle manifestation ce mardi 11 août 2020 à la place de l’Indépendance. L’appel à la mobilisation s’intensifie pour exiger le départ du Président Ibrahim Boubacar Kéïta.

Le ciel sera noir en ce mardi après-midi à la place de l’Indépendance du Mali. Le M5-RFP a décidé de retrouver une nouvelle fois le chemin de la rue pour dénoncer la mauvaise gouvernance, en exigeant la démission du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, revendication principale désormais. Après de nombreuses tentatives de dialogue pour une sortie de crise, l’Imam Mahamoud Dicko, plus que jamais attendu devant une foule, sera indubitablement au-devant de la scène. Car, au cours de la conférence de presse du dimanche dernier, il a réaffirmé sa position pour le combat que le M5-RFP entreprend depuis le début : « Il était important pour moi de venir dire ici que je suis partie prenante du rassemblement prévu le mardi 11 août. Comme l’a dit le Coordonnateur général de la CMAS, « Mardi » est un jour symbolique au Mali et effectivement de nombreux évènements se sont déroulés ici les mardis. Puisse Allah faire que ce mardi rentre dans notre histoire. De cela nous ne doutons point et nous n’en avons pas peur. Car nous ne mentons pas et ne faisons pas semblant d’être dans une action sans y être. Nous en sommes parce que nous y croyons et parce que c’est le chemin de la vérité. Il est temps et il est grand temps que la mal gouvernance s’arrête. Tel est notre message, notre objectif et notre quête dans la sérénité. On peut en effet montrer notre engagement par notre détermination, mais pas par la violence, » a-t-il martelé.
Cette déclaration intervient après le remembrement de la Cour constitutionnelle et le choix porté à Amadou Ousmane Touré d’assurer la présidence. Mais ceci n’impactera pas le mot d’ordre du M5-RFP, surtout que l’Imam Dicko, fort déçu par son aîné le Président IBK, porte l’étendard de la mobilisation. « J’ai dit à mon aîné IBK qu’il a envoyé des gens tirer chez moi et a soutenu que je veux instaurer un État islamique au Mali », a-t-il laissé entendre.
Le navire présidentiel s’embrase ; et sombre en regardant son point vélique brûlé. Vif et très instable, le pouvoir d’IBK n’a aucune crédibilité, la confiance est perdue. Comme pour dire tout simplement que les amarres de ce navire ne se tiennent plus entre certaines parties de la population. Que faire face à cette situation ? Le pays fait face à l’une des grandes instabilités politico-administratives de son histoire. Le gouvernement restreint en est la parfaite illustration. Le Président Kéïta n’a peut-être plus le contrôle de la situation. Le pays va mal, et même très mal. Ceux qui avaient du respect pour le régime sont déçus ; de même que ceux qui ont du respect pour sa personne. À commencer par son cadet l’Imam Dicko qui le lâche. Ce dernier accuse la mission de la Cedeao d’être en partie responsable d’une organisation qui a failli réussir. « IBK, avant l’arrivée de la CEDEAO, était prêt à dissoudre l’Assemblée et le gouvernement. Mais c’est un éternuement et des mises en garde venus d’ailleurs qui ont fait plier cette organisation. Eux, ont eu peur et lui n’en parlons pas », a-t-il dévoilé. Si cette peur réside jusqu’à ce présent dans la tête d’IBK, alors de nouvelles manifestations le feraient peut-être changer d’avis. Attendons donc !
Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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