samedi 17 avril 2021
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Loi de programmation de la sécurité intérieure : L’Etat déboursera 450 millions d’ici à 2022

Juste, au sortir du Conseil des Ministres d’hier mercredi, le Ministre du Commerce et Porte-parole du Gouvernement, Abdel Karim Konaté, accompagné du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré et celui de la Population et de l’Aménagement du Territoire, AdamaTiémoko Diarra, a animé un point de presse au Secrétariat Général du Gouvernement. Il s’agissait de partager avec l’opinion nationale, par voie de presse, la teneur du Conseil des Ministres de ce mercredi 26 courant. Notamment, le Projet de loi sur la programmation de la sécurité intérieure (2017-2021) et le recensement général de la Population et de l’Habitat (prévu pour fin 2018). Ce point de presse qui s’inscrit dans la nouvelle tradition instaurée par le nouveau Porte-parole du Gouvernement en vue d’édifier sur les mesures prises en Conseil des Ministres.

Après la loi de programmation militaire, le Gouvernement vient de prendre un projet de loi sur la programmation de la sécurité intérieure. Ce projet d’un coût global de 450 milliards de nos francs va s’étendre sur la période 2017-2021. Premier du genre au Mali, selon le ministre de la sécurité et de la protection civile, général Salif Traoré, ce projet va permettre un meilleur maillage du territoire. Cette mesure qui concerne la Police, la Garde nationale, la Protection civile et la Gendarmerie a été prise suite à la nature nouvelle et complexe des menaces. Des menaces qui ont pour nom : le terrorisme, le grand banditisme, les conflits intercommunautaires.

Pour y faire face, il faut, selon le Chef du Département de tutelle, doter les forces de sécurité des moyens matériels, financiers, humains, etc. Aux dires du Ministre Général Salif Traoré, cette mesure qui vise à rapprocher les forces de sécurité des populations est un «effort politique» initié et soutenu par les plus hautes autorités nationales.

Ensuite, le Ministre de la Population et de l’Aménagement du Territoire, AdamaTiémoko Diarra, a entretenu les journalistes sur le prochain recensement général de la Population et de l’Habitat. Prévu pour fin 2018, cette opération qui va mobiliser 30.000 personnes va coûter à l’Etat malien et à ses partenaires une bagatelle de 20 milliards de francs CFA. «Ce recensement va permettre de faire des projections et des planifications financières pour un meilleur accès des populations aux services sociaux de base », a dit le Ministre AdamaTiémoko Diarra. Cette décision vise à procéder à la relecture du décret de 1998 pour l’adapter à la nouvelle organisation territoriale (Délégués du Gouverneur en 1998- Préfets actuellement) et à faire respecter la périodicité décennale des recensements dans notre pays. Le Ministre AdamaTiémoko Diarra a annoncé que la Banque Mondiale a déjà fait un don. En plus de la participation de l’Eta pour financer ce programme de recensement général de la population malienne, des partenaires classiques se sont signalés et il est prévu l’organisation d’une table ronde pour mobiliser le gap de financement. Les résultats du recensement qui sera réalisé avec une forte dose de nouvelles technologies seront disponibles après 15 jours seulement. « Avant, les résultats des recensements n’étaient disponibles que 2 ans plus tard avec des risques que les résultats soient biaisés », a-t-il dit.

Enfin, le Ministre porte-parole du Gouvernement a fait un bref aperçu sur les acquis de la dernière visite du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta en Arabie Saoudite. La construction d’un aéroport à Kidal, la voie Sévaré-Gao, la construction d’une centrale électrique, d’un quatrième pont à Bamako et le financement du barrage de Taoussa sont, entre autres, des acquis cités par le Ministre Abdel Karim Konaté.

Au conseil des Ministres d’hier, le Président de la République a, selon le Ministre EMPE, instruit au Premier Ministre et aux différents Ministres concernés par ces dons et financement de diligenter pour le bonheur des populations.

Pour terminer, il a abordé la question de la crise du football qui, elle, n’a pas fait l’objet de débat lors du Conseil des Ministres. Selon Abdel Karim Konaté, le mardi dernier, de 17 heures à 1 heure du matin, les différentes parties et le Gouvernement se sont retrouvés au tour de la table. «C’était un grand acquis. Depuis le congrès de 2013, il y avait certains qui ne s’étaient plus adressés la parole. Ils étaient tous là et chacun a dit ce qu’il avait à dire. Nous sommes ressortis soulagés de la salle. Aujourd’hui (Ndlr: hier) nous devons nous rencontrer à partir de 17 heures pour toujours essayer de trouver une solution à cette crise qui n’a que trop duré», a conclu le Ministre porte-parole du Gouvernement.

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

Rédaction

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