mercredi 27 octobre 2021
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LIBÉRATION FORCÉE DU COMMANDANT DES FORSAT PAR DES POLICIERS: “Un précédent dangereux contre l’État de droit’’, prévient Moussa Mara  

 

Scandalisé par ce qui s’est passé vendredi 3 septembre, avec des forces de l’ordre, qui, au lieu de faire respecter la loi, agissent illégalement et dans une anarchie totale pour obtenir la libération de l’un de leur chef incarcéré suite à une décision de justice, l’ancien Premier ministre donne son opinion.  

 

“J’attire l’attention des autorités, des forces vives de la nation et de l’ensemble du peuple que cet acte constitue un précédent dangereux contre l’État de droit et menace sérieusement la cohésion de notre pays’’, a fait savoir l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, tout en leur demandant de faire respecter la loi. “Je demande aux dirigeants de la transition de faire strictement respecter la loi et de consacrer le principe du « nul n’est au-dessus de la loi »’’.

Pour rappel, le commissaire divisionnaire Oumar Samaké, à la tête des Forces Spéciales Antiterroristes au sein de la police est devenu vendredi la première personnalité placée en détention dans le cadre de l’enquête sur la répression de la contestation du mois de juillet 2020 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, renversé depuis par les militaires, a indiqué un magistrat proche de l’enquête s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Mais Oumar Samaké n’a passé que quelques heures en détention à Bamako et a recouvré la liberté après la mobilisation de ses collègues policiers furieux, dont un certain nombre ont marché sur sa prison. Selon des versions contradictoires, ce sont les policiers qui l’ont fait relâcher ou ce sont les autorités qui l’ont libéré pour apaiser les esprits. « Nous avons libéré notre camarade, il est avec nous », a proclamé un syndicaliste policier. Un acte qui a soulevé l’indignation des organisations de la société civile et des droits de l’homme.

Bourama Keïta  LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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