lundi 10 août 2020
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Le Secteur privé moteur de développement : Le secteur privé, un gros pourvoyeur d’emplois et un véritable moteur du développement socioéconomique, culturel et industriel de nos États

Sur les traces de ces hommes et femmes qui grâce à leur génie d’hommes d’affaires, des télécoms au BTP et autres secteurs d’activités socioprofessionnelles  participent et contribuent inexorablement  à la construction et au développement socioéconomique et industriel de notre continent. Parmi eux, nous nous sommes intéressés à un de nos compatriotes qui s’est frayé un chemin dans le secteur privé. Il s’agit de monsieur Adama Sidibé, non moins le Fondateur et Président Directeur Général du groupe de la filiale Sidibé dont les entreprises ETASI ; ETASI and CO-DRILLING et SI-MINING.  Allons sur les traces de ce self-made-man malien, qui ne partit de rien, a su briser les clichés et fait tomber le mur entre riches et pauvres.

Qui est donc cet homme qui défraye la chronique, tant ses exploits dans le secteur de l’entrepreneuriat méritent d’être capitalisés ?

Natif de Bamako, précisément à Hamdallaye, Adama Sidibé, ce brillant chef d’entreprise a eu comme pour père, feu Boubacar Sidibé, qui fut à son temps un des grands commis de l’État dans l’administration malienne.

Pressentit pour devenir un cadre dans l’administration malienne, car, issu d’une famille modeste, le destin a en décidé autrement dans la vie de notre self made man Adama Sidibé.

En effet, c’est au cycle primaire que l’adolescent  va abandonner l’école, au grand dam de ses parents.

Lorsque Adama va laisser entrevoir son désir de quitter les bancs de l’école, très surpris, papa Boubacar Sidibé va le sommer de renoncer à cette aventure. « Mais, dis-moi mon fils Adama, que crois-tu pouvoir devenir si jamais tu abandonnais les études sans aucun diplôme ? N’as-tu pas conscience que même plusieurs de celles et ceux qui ont des diplômes peinent à se frayer un chemin dans le monde de l’emploi ? » Lui avait dit à cette époque son père, comme pour l’en dissuader de continuer ses études. Mais comme dit  l’adage : Personne ne peut rien contre le destin !

Malgré tous les appels, ça et là, venant de ses proches, l’adolescent Adama, avec tout le respect, sans aucun sentiment de supériorité, va commencer à faire un peu de maraichères dans une petite parcelle familiale.

C’était déjà là, une manière pour lui, de faire des petites économies grâce à la vente des produits maraichère qu’il cultivait. Hé oui ! Ne dit-on pas que qui veut aller loin prépare sa monture ?

C’est conscient de cela que, dès lors, notre autodidacte et self-made-man, à l’Américaine, va commencer à faire du petit commerce de pièces détachées à rechange.

Comme envisagé, il va ensuite abandonner l’école afin de mieux se consacrer à ses activités de commerce. Très courageux et ambitieux, il va ajouter une autre corde à son arc, en se lançant cette fois-ci, dans le transport, tout en continuant son commerce de pièces de rechange.

Grâce à son dynamisme et son sens des affaires, le jeune Adama, va, de fil en aiguille, commencer à approcher le milieu très sélectif et restreint, des mines.

Dans le souci de se forger et accroitre son expérience dans le domaine de la sous-traitance, toujours prêt à surmonter le défi, Adama n’hésitera pas à prêter ses services, à plusieurs gros bonnets du secteur minier de la place. Comme dit le dicton : « Pour une âme bien née, la valeur n’attend point le nombre des années ». Et d’ajouter pour dire selon les sages : «  Aide-toi et le ciel t’aidera ! »

He oui !  Vu son courage, son sérieux et son habilité, il sera très vite détecté par le très puissant Mark Bristow, fondateur de la compagnie d’exploitation minière Randgold, premier producteur d’or de la région. Il faut noter que Monsieur Marck Bristow est à la tête de la plus grande Compagnie minière canadienne Barrick, deuxième producteur d’or mondial et propriétaire de plusieurs mines, à travers le monde entier.

Devenu ainsi l’un des élèves et protégés de monsieur Bristow, qui en sera son mentor, le jeune Adama va dès lors, doubler d’ardeur et d’efficacité au travail.

C’est donc au côté de ce puissant homme du secteur minier international que notre brillant et dynamique chef d’entreprise, Adama Sidibé, va faire ses premiers vrais apprentissages dans la sous-traitance. Loin de Papa et Mama, le jeune Adama venait d’avoir un père et une mère adoptive !

Et voilà que, grâce à son courage, son sens élevé du devoir, notre inamovible autodidacte, va avec élégance et brio rentrer dans la cour des grands aux côtés des puissants opérateurs miniers.

C’est alors que l’on va commencer à lui confier, l’exécution de plusieurs marchés juteux en tant que sous-traitant.

Grâce aux expériences acquises, il saura très vite, avec dextérité et sérieux,  traduire ses compétences et mener à bien les missions que ses nombreux collaborateurs vont lui confier.

L’oisillon venait alors de pousser des ailes solides, pouvant lui permettre de voler très haut vers le sommet des cimes, des plus grands arbres de la forêt.

Quelques années suffirent pour que le digne fils de papa Boubacar et de maman Korotimi se sente capable de voler de ses propres ailes, question de prendre son indépendance.

En effet, en 2001, Adama Sidibé va créer sa propre entreprise de prestation dans la sous-traitance, dénommée, ETASI, entendez par là; «  Établissement Adama Sidibé ».Il en est d’office le Président Directeur Général avec une équipe restreinte de quelques personnes.

Cinq années plus tard, c’est-à-dire en 2006, grâce à son manganisme, et la confiance que ses nombreux partenaires  vont placer en lui, son entreprise va se développer et étendre encore plus son champ d’action, toujours dans le domaine de la location de matériels et d’engins lourds aux sociétés minières de la place.

ETASI, petit à petit, va du coup, devenir incontournable dans le BTP. Évoluant dans le domaine du génie civil dans la construction de bâtiments ; la réhabilitation de routes, de forages aussi bien que dans la fourniture de matériels et la location d’engins lourds aux sociétés minières.

Présent un peu partout sur les plus grands chantiers de construction et de location d’engins de qualité, de nos jours, l’Établissement Adama Sidibé (ETASI), filiale du Groupe SIDIBE, emploie plus de 600 personnes en temps plein ; une dizaine d’autres, en tant que contractuels, et des milliers d’emplois induits.

Toujours sur les grands chevaux, l’infatigable  et inamovible PDG du Groupe Sidibé vient de grossir son entreprise. En effet, l’enfant prodige d’Hamdallaye vient d’acheter la quasi-totalité des actions, de la société AMCO-DRILLING-Mali. On parle alors désormais « d’ETASI and Co-DRILLING ».

Et que dire de cette toute nouvelle entreprise d’exploration de minerais, et de probable exploitation de métaux, tels que l’or et autres pierres précieuses qu’il vient de crée, du nom de « SI-MINIG », entendez par la Sidibé-Mine.

Si l’entreprise s’agrandit, le nombre d’employés va également augmenter, toute chose qui va contribuer, à absorber le chômage endémique, et lutter contre l’immigration, avec son corolaire de misères et de malheurs qui se vivent au quotidien, sur les océans et dans le sable chaud du désert.

L’homme aux multiples casquettes qui est au service du développement socioéconomique de notre pays est un modèle pour toute la jeunesse malienne et africaine.

Ce qui fait la particularité de monsieur Sidibé, c’est qu’en homme de cœur, il demeure lui-même, modeste , simple , ouvert aux autres, et solidaire à tout point de vue social. En effet, pour ceux qui le connaissent et qui ont eu l’occasion de l’approcher, peuvent l’attester. Sa générosité sans pareil, comme un philanthrope, monsieur Sidibé est un humaniste sans arrière pensée, qui rend service à ses prochains en difficulté qui le sollicitent à longueur de journée.

Dans son roman « Sous l’orage », l’auteur de notre hymne national, le regretté Seydou Badian Kouyaté écrivait ceci et je cite « La meilleure connaissance est celle qui mène les hommes vers les hommes »  en ajoutant pour ainsi dire; « L’homme n’est rien sans les hommes, il vient dans leurs mains et s’en va dans leurs mains »

Toujours avec son sourire et sa modestie légendaire, il suffit de le trouver en dehors du cadre du travail avec ses employés qu’il traite comme des frères, des sœurs ou encore des collaborateurs.

La devise de notre self-made-man malien est le travail bien fait, rien que le travail fait avec passion et abnégation. Pour réussir son pari, le PDG d’ETASI and CO-DRILLING ET SIMING s’est fait entourer d’une équipe de jeunes très dévoués, aguerris, expérimentés et assidus au travail bien fait comme l’est leur patron lui-même.

Très passionné pour son métier dans le secteur de la manutention, en homme de terrain le PDG Adama Sidibé, passe  le plus grand de son temps à travailler.

Pour réussir son challenge, il s’est fait entourer de jeunes talentueux, travailleurs, dévoués et assidus. C’est pourquoi il aime  toujours rappeler qu’ETASI, c’est une dynamique équipe qui gagne !

En effet, le PDG Adama Sidibé se donne toujours les moyens d’atteindre ses objectifs dans la patience et le courage avec son sens élevé des affaires.

C’est ici le lieu d’interpeler les décideurs et nos législateurs. Car, afin de redynamiser, assainir pour booster le secteur minier au Mali, il va falloir accélérer les réformes nécessaires, d’où la révision du Code minier.

Cette démarche peut considérablement faciliter les conditions d’accès aux nationaux qui dans plusieurs domaines veulent investir, mais qui le plus souvent sont confrontés à diverses barrières administratives.

Ceci rentre dans le cadre  de l’élaboration d’une nouvelle politique minière  qui va à n’en point douter, redéfinir la cartographie du Birimien ; améliorer le cadastre minier ;  réduire les délais pour délivrer les titres miniers ; favoriser et promouvoir la prise en charge et le développement des petites exploitations minières ; développer les infrastructures énergétiques et routières.

Comme le fut son feu père, en dehors de ses autres occupations, Adama passe une bonne partie de son temps libre dans sa ferme en train de labourer et planter des arbres fruitiers.

Adama Sidibé, un exemple de chef d’entreprise qui mérite d’être capitalisé pour que notre pays se mette sur le chemin des pays émergents avec ses propres fils à la tâche.

Adama Sidibé est un modèle de jeunes entrepreneurs, qui forcent l’admiration. Car, tout en créant de l’emploi pour plusieurs des nôtres, il contribue énormément au développement socioéconomique de notre pays.

C’est pourquoi il est impérieux que l’État du Mali accorde à ces sous-traitants nationaux, à l’instar d’Adama Sidibé, une attention particulière, qui va de la formation, à l’adoption de dispositifs juridiques, devant les protéger sur le plan administratif et fiscal.

Tchéwi Adama Konaté

Malick Diancoumba

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