dimanche 13 juin 2021
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LE MINISTRE FAMANTA A SIKASSO: La responsabilité assumée en faveur de l’école  

La dramatique crise de l’école menace l’existence même de la nation malienne. Le ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mahamadou Famanta, l’a fait savoir le 24 février dernier à ses interlocuteurs d’une visite à Sikasso. Le message n’est pas tombé dans des oreilles sourdes.

 

Le ministre de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Mahamadou Famanta, a effectué une visite dans la capitale du Kénédougou, le lundi 24 février 2020,  où il a rencontré les acteurs et partenaires de l’Ecole. Les échanges avaient comme objectif de faire «sortir notre système éducatif de la situation difficile dans laquelle il se trouve». Un moment de partage qui n’a laissé personne indifférent pour une responsabilité assumée en faveur de l’école.

«Nous venons ici dans le cadre de cette mission d’information, de partage afin que nous puissions, à travers les propositions, faire sortir notre système éducatif de la situation difficile qu’il traverse», a précisé le ministre Famanta.  Les acteurs et partenaires étaient tous là au grand complet dans la salle Lamissa Bengaly : le gouverneur de la région, le maire de la Commune urbaine, les élus locaux, les responsables des structures scolaires, les autorités administratives et traditionnelles, les représentants de syndicats, les promoteurs des écoles privées…

«En raison de la gravité de la crise, la logique n’est plus de sauver l’année scolaire, mais il est désormais plus question de sauver notre système éducatif», a souligné le ministre pour mieux orienter les échanges… Il a ensuite plaidé pour une responsabilité assumée de tous en vue de sauver l’école d’autant que «la dramatique crise de l’école menace l’essence même de notre nation».

Face au point d’achoppement des négociations avec les syndicats d’enseignants, qui n’ont pas encore accepté les propositions faites par le gouvernement, qui vont dans le sens de l’application de la loi, le ministre Famanta est plus catégorique : «Nous ne pouvons pas nous asseoir pour voir la situation autrement se dégrader. Voilà pourquoi, l’Etat a décidé de prendre des mesures et des initiatives pour que les classes ne soient pas fermées aux enfants. Ce que la Constitution lui confère la responsabilité et le devoir, s’agissant de la garantie du droit à l’Education des enfants». Il n’y aura donc pas d’année blanche.

Mais avant, le maire Kalifa Sanogo, dans un réquisitoire fort réussi, a pointé du doigt la responsabilité des uns et des autres dans la déliquescence de l’école. Evoquant les facteurs de la crise, tels qu’ils affectent l’école, l’édile de la capitale du Kénédougou, a déploré les mauvais comportements qui font que, selon lui «nous ne sommes pas en train de construire notre pays». Loin s’en faut !

Appelé à faire le point sur les négociations avec les syndicats d’enseignants, le directeur des ressources humaines du secteur de l’Education, Mamadou Konta a rappelé que le dialogue n’est pas interrompu entre les deux partenaires. L’autre temps fort de cette rencontre a été consacré à l’intervention des acteurs et partenaires de l’école. Les uns, à l’image de certains maires et parents d’élèves, ont exprimé leur souhait de voir l’Etat prendre des mesures pérennes pour en finir avec les grèves qui s’éternisent. Et cela, pour ne pas hypothéquer dangereusement l’avenir des enfants.

Les autres, comme les représentants des syndicats d’enseignants, ont dit leur incompréhension face à ce qu’ils ont qualifié le «manque d’attention» à leur égard. Dans le vif du sujet, certains, visiblement les plus radicaux, ont purement simplement demandé la fermeture des classes. Le temps qu’il faut, selon eux, pour que l’Etat tranche définitivement la question afin que l’école puisse redevenir à la normale.

Assurément, le ministre Famanta n’est pas favorable à une année blanche. Il l’a répété, maintes fois, au cours des débats en appelant les uns et les autres à plus d’engagement patriotique pour sortir «l’école de la spirale de la crise dans laquelle elle se trouve…» !

Kader Toé

Source : CCOM-MENESRS

Malick Diancoumba

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