mardi 26 octobre 2021
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La violence, le dernier souci de la police routière malienne

Le mardi 17 juillet dernier, au cours d’une bagarre entre adolescents, une machette  a été brandie par l’un des ados sous le regard hagard d’un Policier en service à la Police routière du Commissariat le plus proche des lieux de la rixe. Ce sont des  motocyclistes de passage qui se sont interposés volontairement  entre les deux adolescents pour tenir aux respects celui qui était muni de l’arme blanche. Ce jour, il était dix-sept heures et la  scène se passa sur la route de l’Aéroport, au  niveau de l’intersection des quartiers banlieusards Daoudabougou-Garantiguibougou. Le policier, bien armé de son PM, sa paire de menottes  et un sifflet sur les lèvres, est resté bras croisés face au risque de dérapage sanglant de cette rixe d’enfantillage.  En somme, notre Agent est resté inactif face à la situation comme s’il n’était pas payé par l’État avec l’argent du contribuable malien. Il s’est mis à observer la scène sans  aucune réaction ni sommation ou alerte à sa base. Donc, ce sont les piétons et les autres conducteurs d’engins qui se sont montrés des vrais Maliens ; mais, pas notre Agent pour qui la circulation et les coupures de 500 et 1000 CFA  sont les seules préoccupations du moment et quele sort des citoyens l’importe peu. Cependant, ces policiers sont reconnus pour leur promptitude à siffler les conducteurs indélicats et à menacer les conducteurs pressés quand ils régulent la circulation.

Dans notre pays, presque toute la moitié de la population a moins de 15 ans. Ce qui peut expliquer cette crise d’adolescents. Alors que l’éducation d’un enfant est radicalement différente de celle d’un gamin en Occident. «L’éducation d’un enfant au Mali part du principe de base et tout le monde joue un rôle dans le devenir d’un enfant. Ce n’est,  donc, pas le rôle des parents seuls ; mais de la communauté, de la société et de l’État. Ainsi, les enfants au Mali dès leur plus jeune âge, même ceux de moins de 5 ans, sont fort libres de leurs mouvements. Ils peuvent circuler dans leurs quartiers, ruraux ou urbains, ce qui est différent des enfants en Occident », nous apprend une source sociologique. Donc, nos partenaires de la police  doivent se sentir concernés pour la protection des personnes et des biens en tout lieu et en toute circonstance. C’est un devoir sacré que de contribuer à la préservation de la quiétude au sein de la cité. Bon entendeur, salut !

Le fouineur

Rédaction

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