mercredi 27 octobre 2021
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« J’ai poussé mes 4 enfants dans la penderie et j’ai claqué la porte »

C’est par erreur qu’une alerte au missile a été envoyée à tous les habitants de Hawaii. Une maman choquée raconte ce moment de frayeur vécu de l’intérieur. Elle a craint le pire pour ses quatre filles…

Dans un contexte géopolitique tendu où le leader communiste nord-coréen Kim Jong-Unmartèle que l’ensemble du territoire des Etats-Unis est à portée d’une frappe de Pyongyang, l’incident ne pouvait que créer la panique… Le 14 janvier, comme tous les habitants de l’archipel de Hawaii, Tree, maman de quatre filles, reçoit le message suivant : « Menace de missile balistique sur Hawaii. Mettez-vous immédiatement à l’abri. Ce n’est pas un exercice. »
Un moment d’effroi qu’elle n’est pas près d’oublier : « Le son perçant de l’alerte d’urgence résonnait partout dans la maison sur tous les téléphones portables et notre tablette, raconte-t-elle sur son blog. Dire que j’ai ressenti de la pure panique peinerait à décrire mon état. Pour ce que j’en savais, un missile mortel fonçait vers nous et nous allions probablement mourir. »
« J’ai poussé mes 4 enfants dans la penderie et j’ai claqué la porte »
Tree n’a dès lors qu’une obsession : sauver ses enfants. « Mais quel genre de protection pouvait bien être notre maison face à une foutue explosion nucléaire ? J’ai crié aux enfants de me rejoindre d’une voix plus stridente que je m’en croyais capable. Nous étions à la maison, il était 8 heures du matin et ils ont monté les escaliers en courant comme jamais.
Dans la plupart des urgences, vous appelez du renfort et, ensuite, vous faites de votre mieux. Là, il n’y aurait pas de renfort. » Face à cette attaque impensable, Tree réagit comme elle peut : « J’ai poussé mes quatre enfants dans la penderie et j’ai claqué la porte avec miroir. Attendez. De pauvres portes vitrées ? Elles allaient exploser et se transformer en éclats d’obus, non ? »
Au moment de la relève, un employé avait « appuyé sur le mauvais bouton »
Persuadée que sa famille est condamnée, Tree appelle alors sa mère pour lui dire « au revoir », puis son mari, un officier de la marine. Impassible, et malgré le refus de sa femme qui veut le protéger, il lui promet qu’il sera bientôt là : « Si quelque chose de grave arrive, je veux être avec vous, m’a-t-il dit. J’ai raccroché et dit aux filles qu’il fallait se mettre à l’abri dans la buanderie. J’ai attrapé un matelas en mousse que j’ai mis contre la fenêtre, comme si ça pouvait nous protéger d’une attaque nucléaire… J’essayais de sourire et de parler calmement. On était dans la pénombre, je voyais leurs petits visages apeurés. J’ai pris les plus petites dans mes bras et serré la main de celle de 10 ans. L’aînée ne pleurait pas, mais elle était bouleversée. »
Vingt minutes plus tard, le mari de Tree arrive enfin. Très vite, ils apprendront que l’alerte était une erreur du centre de commandement militaire américain. Au moment de la relève, un des employés avait « appuyé sur le mauvais bouton »… Bilan, une grosse frayeur pour la famille, et une piqûre de rappel pour Tree : « Ces trente-huit minutes de terreur ont été brutales. Je vais passer du temps avec ceux que j’aime. On ne sait jamais combien de temps il nous reste… »
www.closermag.fr

Djibril Coulibaly

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