mardi 7 décembre 2021
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Insécurité grandissante à Bamako : Quand l’ouragan Ami Kane compromet le sommet Afrique-France

La traque de bandits armés amorcée par les autorités en charge de la sécurité dans notre pays à la suite des derniers actes agressifs survenus à Sanankoroba et Bamako, ne couvre pas pour autant les origines du mal. Un détour sur l’opération de déguerpissement effectuée par le Gouverneur du District, Ami Kane, et l’on se rend compte que l’actuelle situation sécuritaire de la capitale malienne est un corollaire logique de l’initiative qui aura pourtant joui de toutes les onctions possibles.

 Il est vrai que l’onction du Chef de l’Etat à cette opération s’explique par la raison pour laquelle l’initiative avait été prise, celle de rendre Bamako coquette aux yeux de nombreux participants attendus dans le cadre du Sommet Afrique-France de janvier prochain. Mais, toutefois, force est de constater aujourd’hui qu’avec la nouvelle donne d’insécurité dans nos murs, les mesures d’accompagnement nécessaires à l’ouragan Ami Kane n’ont pas été prévues. Et c’est bonjour les dégâts dont on ignorait l’ampleur  avec son passage ; un passage qui aura déversé plein de jeunes dans l’oisiveté et le désœuvrement.

La destruction arbitraire des hangars et kiosques au bord des routes et au centre du Grand marché de Bamako a, en effet, fabriqué des braqueurs déterminés à faire échec à l’événement qui est à l’origine de leur malheur. L’attaque du péage de Sanankoroba et celle contre un client d’Ecobank ont fini par faire ressurgir les craintes d’un retrait de l’organisation du Sommet Afrique-France confiée au Mali. Des armes circulant aisément dans la cité dont la sécurité est assurée par des forces de réaction plutôt que d’action, il y a de quoi conclure que tous les ingrédients sont ainsi réunis pour décourager les centaines de participants attendus à Bamako à la mi-janvier 2017. Le Gouverneur du District de Bamako et ses supérieurs auront quasiment sacrifié le secteur informel de la capitale sur l’autel du sommet. Si  l’avortement  de ce grand rendez-vous venait à être consommé, nos décideurs n’auront pas pu faire les omelettes censées issues des œufs cassés.

Katito WADADA : LE COMBAT

COULIBALY

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