samedi 18 septembre 2021
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Ibrahim Yacouba Cissé, président du syndicat national des boulangers sur la rareté du pain : “Il n’y a aucun mot d’ordre de grève et aucune augmentation sur le prix du pain’’

Depuis lundi, ce pour 48 heures apprend-on que certaines boulangeries et pâtisseries de Bamako ont une grève de 48 heures. En cause le prix de la farine qui est passé de 17.000 à 20.000 FCFA le sac de 50 kg. Une grève qui a eu des incidences sur le prix de la miche de pain.  Mais la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali (FSBPM) estime que le prix reste dans la marge. “Le tarif plafond, c’est 300f et on n’a pas dépassé ça“ précise Ibrahim Yacouba Cissé, président du syndicat national des boulangers. 

Il y a une partie des boulangeries et pâtisseries de Bamako qui a décidé d’entamer une grève de 48 heures pour dénoncer l’augmentation du prix de la farine qui est passé de 17.000 à 20.000 FCFA le sac de 50 kg.

En effet, cette démarche n’est pas appréciée par le syndicat national des boulangers. « Il y a des boulangers, des meuniers, les producteurs de blé, l’organisation pour la qualité, les consommateurs, les commerçants détaillants … c’est la filière. Je suis le président. Il n’y a pas de grève et n’y a pas d’augmentation non plus. C’est ce que je peux vous dire, c’est que c’est faux. Souvent, ce sont les livreurs qui se permettent ces trucs alors que d’autres livreurs nous soutiennent. Le pays là c’est du désordre. Le pain qui est vendu dans les bonnes boulangeries à 300 F, il y en a qui le vendent à 250F. Malgré le prix du blé qui a presque monté en flèche, il y a des répercutions, mais nous on a maintenu l’ancien prix en vigueur depuis 2011. Le tarif plafond, c’est 300 f et on n’a pas dépassé ça », a laissé entendre Ibrahim Yacouba Cissé, président du syndicat national des boulangers. 

Dans un reportage de Mikado FM, les boulangers se sont exprimés sur le sujet.  «Vous voyez, on ne travaille pas aujourd’hui ! Les employés qui travaillent à la vente ne sont même pas venus. Depuis hier, après la réunion, le patron nous a informés de la grève de deux jours», explique Ousmane Diallo, un ouvrier rencontré sur place. «On nous a expliqué que le débrayage est dû à la cherté du prix de la farine. J’espère qu’on va vite trouver une solution, sinon cette cessation de travail ne nous arrange nullement», poursuit le jeune employé de la boulangerie, l’air inquiet. Plus loin se trouve la boulangerie «Ba Djelika». À l’image des précédentes boulangeries, ici les rideaux sont baissés et les clients repartent les mains vides, visiblement frustrés de n’avoir pas pu se procurer du pain chaud. Là également, un groupe d’employés est installé autour d’un thé. Daouda Camara, boulangé en chef, explique que son équipe a arrêté le travail conformément au mot d’ordre de grève de 48 heures décrété par le syndicat.

«Nous avons constaté depuis plus de deux semaines une augmentation du prix du sac de la farine, passant de 17.000 FCFA à 20.000 voire 20.500 FCFA dans certains endroits. Cette hausse ne nous arrange pas. Pour éviter une augmentation du prix du pain, nous avons préféré observer une grève», souligne le boulanger. Il indique que le syndicat a demandé à l’État une subvention de la farine pour éviter une augmentation du prix de la baguette de pain.

Toutefois, il convient de faire remarquer que le prix qui était toujours de 250 f la miche est passé à 300 f. et selon nos enquêtes, les détaillants parlent d’une hausse de prix à la boulangerie.  Le gouvernement doit mettre au clair ce sujet pour éviter que la situation ne s’accentue avec la crise financière qui sévit dans le pays actuellement.

Bourama Kéïta

Djibril Coulibaly

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