dimanche 27 septembre 2020
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IBK a promis de juger les casseurs : Qu’en est-il donc des tueurs à gages ?

Dans sa dernière adresse à la nation, le Président de la République a fait une concession pour une décrispation du climat sociopolitique. Il a, à l’occasion, mis en garde les casseurs à qui, il a bien averti que ces circonstances seront « élucidées »,  par une « enquête ».

« Des actes de vandalisme à nul autre pareil ! Le saccage de l’Assemblée nationale !  L’occupation de l’Office de  Radiodiffusion-Télévision Nationale du Mali ! Le pillage des biens d’honnêtes citoyens ! Les voitures incendiées d’agents du service public !  Et plus grave, dans des circonstances qui seront élucidées, inch Allah, par une enquête : des pertes en vies humaines, des blessés ! », lit-on dans ce dernier discours du président de la République.

Selon IBK, «l’État de droit s’assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant que je continuerai d’avoir le lourd privilège de vous servir ».

Il reconnait pour autant que ce même État de droit dont il parle assigne à tous les citoyens, des devoirs et des obligations. Et étant le garant, IBK ne devra pas seulement garder l’œil uniquement sur les casseurs (manifestants).

« Ce sont là des lignes rouges, la seule condition pour préserver et notre démocratie et notre culture qui rejette l’excès, pour lui préférer la tolérance, l’amour, l’écoute, le partage », dit-il.

Cependant, l’opinion est témoin de ce qui s’est passé le 10 et le 11 juillet 2020. Car de l’autre côté, les forces de l’ordre chargées de rétablir l’ordre, ont eux aussi participé à la casse des voitures et certains lieux publics. L’on a vu ces forces piller une moto sur une vidéo qui circule actuellement. Pire, ces forces ont tiré à balles réelles sur les manifestants aux mains nues faisant plusieurs morts et des blessés.

« Autant que possible, des mesures d’apaisement judiciaires seront examinées, mais tout le monde conviendra que cette fois-ci, toutes les limites du tolérable auront été atteintes et dépassées. Des faits d’une extrême gravité ont été posés, qui méritent examen et assurément sanctions judiciaires appropriées », a annoncé le Président de la République. Mais de quels faits parle le président de la République? s’interroge l’opinion. Des casseurs ou des tueurs ?

De toute évidence, entre un casseur pilleur et un tueur à gages, le choix est clair. Et le plus dangereux des deux est bien connu.

C’est pourquoi, tenir un propos de genre : « je continuerai  de privilégier le dialogue, avec toutes les forces vives de la nation, pour la mise en place d’une équipe gouvernementale consensuelle, composée de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays…, » n’est pas rassembleur en cette période.

Et s’il faut juger les casseurs, si tel est le cas, c’est normal, mais faudra-t-il que cette justice ne le fasse pas à deux vitesses. Il revient  aussi  de juger, voire, “pendre’’ ceux qui ont tiré sur les manifestants pour tuer. Car, les biens publics détruits peuvent être reconstruits, mais personne ne peut réveiller un mort dans sa tombe.

Que la justice soit faite !

Bourama Kéïta

Malick Diancoumba

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